LE FESTIVAL D’ANGOULEME FERME SES PORTES...

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LE FESTIVAL D’ANGOULEME FERME SES PORTES...

Message par Colin le Dim 4 Déc 2011 - 16:00

" LE FESTIVAL D’ANGOULEME FERME SES PORTES...
... AUX EDITIONS DU CANARD!

Scénario d’une bande dessinée qui ne sera jamais publiée

ATTENTION: TOUS LES FAITS ICI MENTIONNES SONT STRICTEMENT REELS!

La scène: quelque part à Lausanne, un journaliste interviewe Juanalberto.

Journaliste:
Monsieur Juanalberto, en tant que personnage principal des albums publiés par Roosevelt, pouvez-vous nous dire: est-ce bien vrai que Les Editions du Canard n’auront pas un stand au festival d’Angoulême en 2012?

Juanalberto:
Oui. Malgré le fait qu’elles étaient présentes lors des cinq dernières éditions du festival, avec un succès toujours plus grand, et que Roosevelt avait un immense plaisir d’y rencontrer ses lecteurs.

Journaliste:
Comment cela se fait-il?

Juanalberto:
Quelques mois après avoir envoyé son inscription, et juste après avoir reçu les codes d’accès à ses badges - ce qui peut être considéré comme une confirmation de l’inscription - Roosevelt a reçu le 17 novembre, de Mme Brasseur de la production du festival, un e-mail lui annonçant qu’il était impossible de lui attribuer un stand pour la prochaine édition. Une lettre de M. Bittard, directeur technique et commercial du festival, l’a confirmé.

Journaliste:
Et quelles raisons ont été invoquées pour ce refus?

Juanalberto:
Le manque de place, dû notamment à l’arrivée de nouveaux exposants. M. Bittard dit dans sa lettre que «la candidature des Editions du Canard n’a pas été retenue».

Journaliste:
«Candidature»?

Juanalberto:
Oui, Les Editions du Canard sont descendues, en quelques lignes, au rang de «candidat» au festival d’Angoulême.

Journaliste:
C’est tout ce que le festival a fourni comme argument?

Juanalberto:
Oui. Pas un mot n’a été dit sur les critères qui ont été retenus pour décider que Les Editions du Canard devraient céder leur place à «de nouveaux exposants».

Journaliste:
Et que pensez-vous de cela?

Juanalberto:
Je pense que ces critères ne sont sûrement pas la qualité du travail exposé ni l’aspect professionnel des Editions du Canard. Si je devais imaginer quel critère justifierait l’exclusion des Editions du Canard du festival, le seul qui me vient à l’esprit est leur poids. En effet, devant ce refus, un éditeur est en droit de se plaindre. Or, quel ennui peut causer au festival cette petite maison d’édition qui compte pour l’instant un seul auteur, qui n’appartient à aucune association d’éditeurs, qui ne bénéficie pas de soutiens financiers ni politiques de la part de qui que ce soit, et qui est établie si loin, de l’autre côté des Alpes, c’est-à-dire, vu d’Angoulême, à nulle part?

Journaliste:
C’est vrai que je n’arrive pas à imaginer le festival annoncer la même chose à Delcourt ou à Glénat... A ce propos, certains disent qu’Angoulême est devenu une grosse machine mercantile. Qu’en pensez-vous?

Juanalberto:
J’avais l’habitude de répondre à ce genre de remarque que c’est vrai que le mercantilisme était présent au festival, mais qu’il y avait de la place pour tout le monde, y compris pour un micro-éditeur indépendant. Mais, grâce à M. Bittard et Mme Brasseur, je me suis débarrassé de ces douces illusions.

Journaliste:
Comment ont réagi vos amis à cette triste nouvelle?

Juanalberto:
Mon ami Philippe Coudray, le créateur de l’Ours Barnabé (à qui une exposition sera consacrée lors de la prochaine édition du festival d’Angoulême) a trouvé l’exclusion des Editions du Canard simplement inacceptable. Il a même écrit aux directeurs de l’événement, M. Bondoux et M. Mouchart, ainsi qu’à Lewis Trondheim, pour protester contre cette décision, selon lui injustifiable. Pour lui, Les Editions du Canard faisaient partie des bonnes surprises du festival. Un autre de nos amis, qui travaille dans la diffusion, s’est écrié: «Ils n’ont vraiment honte de rien!»
Roosevelt a été très touché par leurs réactions.

Journaliste:
Je ne pense pas que ce sera le cas des destinataires de M. Coudray...
Pour terminer, avez-vous un message pour les centaines de milliers de lecteurs qui visiteront le festival d’Angoulême en 2012?

Juanalberto:
Lecteurs? Oh non, vous vous trompez. Des centaines de milliers de visiteurs que le festival reçoit, si vous excluez les badauds, les acheteurs de figurines et autres souvenirs, les chasseurs de dédicaces, les hystériques de tous genres qui veulent toucher au mythe de la star... pour ne laisser que les vrais lecteurs, le nombre est bien plus petit.
Aux vrais lecteurs, je leur envoie mes salutations bien amicales, en espérant sincèrement les croiser ou les re-croiser un jour. Aux autres, je leur dis: réjouissez-vous de votre festival, il me semble qu’il est à l’image de ce que le monde de la b.d. est en train de devenir: une quête de la meilleure affaire et de la gloire. D’ailleurs, je pense que le festival ne manquera pas de rendre hommage en 2012 à ce nouveau super-héros créé par Steven Spielberg: Tintin. "

Mad Mad Mad

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Message par Colin le Dim 4 Déc 2011 - 16:10

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Message par geert le Dim 4 Déc 2011 - 17:18

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