La collection Bayou de Gallimard...
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La collection Bayou de Gallimard...
On parle de cette collection sur un autre sujet mais pour pas polluer je crée un nouveau sujet pour lance mes interrogations en espérant que quelqu'un les rattrappe :
- Quelle légitimité donner à cette collection (en tant que collection j'entends) : hormis le fait qu'elle corresponde aux goûts de Joann Sfar et qu'elle soit au format "roman", elle n'a aucune cohérence et le bon cotoie le moins bon (selon les goûts de chacun)...
- Et en parlant du moins bon, je crois que l'album Capuçin de Dupré La Tour dans cette collec doit être ma pire lecture de 2006 (mais j'ai pas lu de Soleil, de Jugnle ou de Bamboo faut dire). Je pressens que certains ici aient pu aimer, si c'est le cas, pourquoi ?
- Quelle légitimité donner à cette collection (en tant que collection j'entends) : hormis le fait qu'elle corresponde aux goûts de Joann Sfar et qu'elle soit au format "roman", elle n'a aucune cohérence et le bon cotoie le moins bon (selon les goûts de chacun)...
- Et en parlant du moins bon, je crois que l'album Capuçin de Dupré La Tour dans cette collec doit être ma pire lecture de 2006 (mais j'ai pas lu de Soleil, de Jugnle ou de Bamboo faut dire). Je pressens que certains ici aient pu aimer, si c'est le cas, pourquoi ?
Re: La collection Bayou de Gallimard...
J'ai beaucoup aimé les deux Aya de Yopougon, acheté le Klezmer 1 et le Local mais lu nil'un ni l'autre
Re: La collection Bayou de Gallimard...
Ce que j'ai lu dans cette collection a toujours été unntrès bon momentd e lecture:Aya, Klezmer, Le Local, Navarro, Capucin, le Julien Neel(à un degré moindre).
Il me reste à découvrir Nadla et dubiano mais pour l'instant je ne suis pas déçu.
Il me reste à découvrir Nadla et dubiano mais pour l'instant je ne suis pas déçu.
Re: La collection Bayou de Gallimard...
alban > perso j'ai beaucoup aimé les 2 Aya, Le Local et le "Navarro", moyennent aimé le "Dubiano", pas du tout aimé Capuçin et pas lu le reste...
yan > yep, je suis d'accord avec toi et au final, l'idée de poisson pilote à ses débuts était un peu le même non ? faire confiance aux choix de queqlqu'un, Guy Vidal dans un cas, Joann Sfar dans l'autre mais là ou je m'y retrouvais ches Poisson pilote, je ne m'y retrouve pas chez Bayou... Mais peut-être que tout simplement Sfar a des goûts plus éclectiques que les miens...
pm > tu trouves quoi au Capuçin ? J'ai rien à dire sur la narration, qui me parait fluide... mais sinon c'est sans intérêt pour moi, on s'attache pas aux persos, on s'attache pas à l'histoire... bref me suis ennuyé !
yan > yep, je suis d'accord avec toi et au final, l'idée de poisson pilote à ses débuts était un peu le même non ? faire confiance aux choix de queqlqu'un, Guy Vidal dans un cas, Joann Sfar dans l'autre mais là ou je m'y retrouvais ches Poisson pilote, je ne m'y retrouve pas chez Bayou... Mais peut-être que tout simplement Sfar a des goûts plus éclectiques que les miens...
pm > tu trouves quoi au Capuçin ? J'ai rien à dire sur la narration, qui me parait fluide... mais sinon c'est sans intérêt pour moi, on s'attache pas aux persos, on s'attache pas à l'histoire... bref me suis ennuyé !
Re: La collection Bayou de Gallimard...
helmut a écrit:
pm > tu trouves quoi au Capuçin ? J'ai rien à dire sur la narration, qui me parait fluide... mais sinon c'est sans intérêt pour moi, on s'attache pas aux persos, on s'attache pas à l'histoire... bref me suis ennuyé !
J'ai eu un peu de mal au début( fatigué j'étais), mais maintenant j'ai envie de lire la suite, et c'est bon signe. Je l'ai lu il y a très peu de temps mais je ne me sens pas capable de vraiment argumenter. Je peux dire graphisme original, rebondissements délirants mais restant sur de bonnes bases( je crois que c'est pour cette raison que je déteste presque tout en HF), les personnages en sont ni attachants ni pas, ils sont étonnants. Bref ça m'intrigue.
Re: La collection Bayou de Gallimard...
J'ai lu "Capucin" et voici mon avis :
Il y a beaucoup de similitudes dans la façon de dessiner/conter entre Florence Dupré La Tour et Joann Sfar ! C’est assez amusant aussi de voir que l’album est tiré d’une collection dirigée par… Joann Sfar en personne !
Cette BD oscille entre le conte, le fantasy et l’aventure. J’ai suivi avec curiosité et amusement les aventures de Capucin. Cet enfant m’est apparu à la fois insupportable et attachant. Insupportable car il n’hésite pas à mentir, voler, tuer parfois et à arroger pour pouvoir revenir dans la haute bourgeoisie. Attachant car il peut aider et s’attirer des amis.
Dans cette BD, l’univers créé par Florence Dupré La Tour est très riche bien que de nombreux clins d’œil aux classiques du genre fantastique moyenâgeux apparaissent comme la présence du roi Arthur.
Capucin évolue dans un monde cruel où des enfants sont assassinés, où la moindre erreur peut reléguer un être chevaleresque en un pauvre paysan.
Paradoxalement, de nombreuses séquences humoristiques parsèment l’album. Je pense notamment aux scènes où les amis de Capucin sont surprenants de naïveté. Globalement, l’action est prépondérante dans cet album où les péripéties de Capucin s’enchaînent sans temps mort !
Florence Dupré La tour est irrémédiablement une excellente narratrice. Cela est visible dans sa façon de mettre en page son scénario et dans sa capacité à nous capter à son récit. Son dessin ressemble à celui de Joann Sfar. La colorisation est faite par ordinateur. Personnellement, que ce soit pour l’un ou l’autre dessinateur, je préfère quand ce style est en noir et blanc ou coloriser par de l’aquarelle.
A mon avis, « La mauvaise pente » est un premier tome très divertissant, quoique classique dans son traitement, qui devrait combler les amateurs de récits d’aventure et d’action. Capucin est un personnage qui m’est apparu attachant et qui devait facilement se faire une place dans la mémoire des bédéphiles. Réjouissant !
Note finale : 3/5
Bref, dans cette collection, j'ai lu les "klezmer", "Aya", "capucin" et "chaque chose". J'ai adoré les deux premiers.
Il y a beaucoup de similitudes dans la façon de dessiner/conter entre Florence Dupré La Tour et Joann Sfar ! C’est assez amusant aussi de voir que l’album est tiré d’une collection dirigée par… Joann Sfar en personne !
Cette BD oscille entre le conte, le fantasy et l’aventure. J’ai suivi avec curiosité et amusement les aventures de Capucin. Cet enfant m’est apparu à la fois insupportable et attachant. Insupportable car il n’hésite pas à mentir, voler, tuer parfois et à arroger pour pouvoir revenir dans la haute bourgeoisie. Attachant car il peut aider et s’attirer des amis.
Dans cette BD, l’univers créé par Florence Dupré La Tour est très riche bien que de nombreux clins d’œil aux classiques du genre fantastique moyenâgeux apparaissent comme la présence du roi Arthur.
Capucin évolue dans un monde cruel où des enfants sont assassinés, où la moindre erreur peut reléguer un être chevaleresque en un pauvre paysan.
Paradoxalement, de nombreuses séquences humoristiques parsèment l’album. Je pense notamment aux scènes où les amis de Capucin sont surprenants de naïveté. Globalement, l’action est prépondérante dans cet album où les péripéties de Capucin s’enchaînent sans temps mort !
Florence Dupré La tour est irrémédiablement une excellente narratrice. Cela est visible dans sa façon de mettre en page son scénario et dans sa capacité à nous capter à son récit. Son dessin ressemble à celui de Joann Sfar. La colorisation est faite par ordinateur. Personnellement, que ce soit pour l’un ou l’autre dessinateur, je préfère quand ce style est en noir et blanc ou coloriser par de l’aquarelle.
A mon avis, « La mauvaise pente » est un premier tome très divertissant, quoique classique dans son traitement, qui devrait combler les amateurs de récits d’aventure et d’action. Capucin est un personnage qui m’est apparu attachant et qui devait facilement se faire une place dans la mémoire des bédéphiles. Réjouissant !
Note finale : 3/5
Bref, dans cette collection, j'ai lu les "klezmer", "Aya", "capucin" et "chaque chose". J'ai adoré les deux premiers.
Re: La collection Bayou de Gallimard...
J'ai lu également avec délice les deux livres de Nadja plus connue comme illustratrice mais qui s'en sort remarquablement. En revanche un peu déçu par celui de Julien Neel dont j'entends le plus grand bien; pas que l'album soit mauvais mais j'ai trouvé qu'il manque un petit quelque chose.
Dernière édition par le Jeu 25 Jan - 18:15, édité 1 fois
Re: La collection Bayou de Gallimard...
Julien Neel est quelqu'un qui ne livre qu'une petite partie de lui autravers de ses livres, tout en pudeur et retenue, nimbant le tout d'humour protecteur, comme pour dénaturer l'essence même de ses sentiments.
Du moins c'est ainsi que je le perçois.
Ainsi, on n'entre jamais dans quelque chose de fort et poignant, tripant, mais plus dans une sorte de léger coma qui nous porte tranquillement, un truc légèrement embué.
Ensuite, la conception du livre frise parfois la démonstration, ce qui peut constituer en soi un défaut si on y réfléchis plus avant, mais je trouve que cet album reste d'une qualité effectivement très au-dessus de la moyenne.
Du moins c'est ainsi que je le perçois.
Ainsi, on n'entre jamais dans quelque chose de fort et poignant, tripant, mais plus dans une sorte de léger coma qui nous porte tranquillement, un truc légèrement embué.
Ensuite, la conception du livre frise parfois la démonstration, ce qui peut constituer en soi un défaut si on y réfléchis plus avant, mais je trouve que cet album reste d'une qualité effectivement très au-dessus de la moyenne.
Re: La collection Bayou de Gallimard...
Adoré Aya de Yopougon # 1 et 2, Le local, Capucin # 1, Orage et désespoir, Klezmer # 2, et ALIEEN puisque bientôt réédité.
Re: La collection Bayou de Gallimard...
Adore Klezmer, bien aime le Flip, pas aime Le local et Aya 1.
Re: La collection Bayou de Gallimard...
J'ai lu le bouquin de Julien neel et ai été un peu déçu. Il n'a pas su retrouver la grâce des 4 planches parues dans l'Express (et dont il parle dans le bouquin) qui m'ont laissé - elles - un très très bon souvenir.
Il y a dans ce livre quelque chose de forcé qui ne fonctionne pas bien.
Il y a dans ce livre quelque chose de forcé qui ne fonctionne pas bien.
Re: La collection Bayou de Gallimard...
Hmmm... Pas d'accord mais c'est pas grave ! 
Je veux dire qu'effectivement, comme je le précisais dans ma chronique, Julien Neel frise avec la démonstration, le "trop léché" mais dès lors qu'on se départit de cet a priori, ou mieux encore, de cette exigence de lecteur chevronné, on se laisse porter au gré de l'histoire et on ne peut qu'applaudir le soin apporté aux transitions...
Et je trouve qu'ainsi, on se retrouve avec un album dans le haut du panier tout de même !
Je veux dire qu'effectivement, comme je le précisais dans ma chronique, Julien Neel frise avec la démonstration, le "trop léché" mais dès lors qu'on se départit de cet a priori, ou mieux encore, de cette exigence de lecteur chevronné, on se laisse porter au gré de l'histoire et on ne peut qu'applaudir le soin apporté aux transitions...
Et je trouve qu'ainsi, on se retrouve avec un album dans le haut du panier tout de même !
Re: La collection Bayou de Gallimard...
Manu temj a écrit: Il y a dans ce livre quelque chose de forcé qui ne fonctionne pas bien.
C'est exactement ça. Tu n'en as pas marre d'être d'accord avec moi tout en l'exprimant mieux!
Ca n'a rien à voir mais j'ai commencé le Fred Bernard hier soir ( lily Love Peacock), je ne sais pas encore trop où le bouquin va m'emmener mais ce type a la grâce.
Re: La collection Bayou de Gallimard...
Hello, tout le monde, je m'invite dans cette petite conversation.
Pour moi, Bayou c'est Klezmer, c'est à dire que c'est le format idéal pour raconter cette histoire. Du reste, je crois que Klezmer rassemble tout ce que j'aime chez Sfar et que cette série fait figure de point de mire à ses dernières productions. J'y vois autant de Pascin que du Chat du rabbin ou du grand vampire, une histoire polymorphe qui prend pour base les origines juives de l'auteur (là, le parallèle me semble évident avec Le petit monde du Golem), qui embrasse la culture tzigane avec intelligence (qui d'autre que Sfar peut écrire et dessiner que les Tziganes sont des coleurs sans passer pour le facho de base ?), une histoire avec des comtesses (é)perdues (à la Pratt, l'origine du talent de Sfar, à completer de Fred et mister Dubois + tout ceux que j'ignore), des jolies filles, libres et effrontées. Bref, ce Klezmer est tel un grand roman à épisode du XIXème, dense et protéïforme, tout en construisant un récit qui s'autorise des détours magnifiques.
Du côté des dessins c'est aussi un réussite car j'ai l'impression d'être face à une recherche permanente lorsque je parcours cette histoire. Sfar ose des couleurs magnifiques de même que certaines abstractions formelles (voir les nuances des soleil sur les deux tomes).
Bref, Sfar s'est constitué avec Bayou une collection sur mesure pour que s'y exprime son Klezmer. Son talent lui permet malgrè tout de rendre cohérente cette collection avec des grands plus : le Gipi, les Aya, le Neel (pas lu, mais je suis le buzz), les nadja et les moins : ce capucin qui entre aussi dans mon top flop de l'année. même graphiquement (surtout ?), je n'y ai retiré aucun plaisir. Ennuyeux de bout en bout. En fait, je crois que je l'ai vu comme une série bis de donjon mais sans le talent des scénaristes qui accompagnent d'ordinnaire cette série. La violence et l'hulmour sont les mêmes, manque juste un poil de talent pour rendre la lecture intéressante.
Vala vala.
Pour moi, Bayou c'est Klezmer, c'est à dire que c'est le format idéal pour raconter cette histoire. Du reste, je crois que Klezmer rassemble tout ce que j'aime chez Sfar et que cette série fait figure de point de mire à ses dernières productions. J'y vois autant de Pascin que du Chat du rabbin ou du grand vampire, une histoire polymorphe qui prend pour base les origines juives de l'auteur (là, le parallèle me semble évident avec Le petit monde du Golem), qui embrasse la culture tzigane avec intelligence (qui d'autre que Sfar peut écrire et dessiner que les Tziganes sont des coleurs sans passer pour le facho de base ?), une histoire avec des comtesses (é)perdues (à la Pratt, l'origine du talent de Sfar, à completer de Fred et mister Dubois + tout ceux que j'ignore), des jolies filles, libres et effrontées. Bref, ce Klezmer est tel un grand roman à épisode du XIXème, dense et protéïforme, tout en construisant un récit qui s'autorise des détours magnifiques.
Du côté des dessins c'est aussi un réussite car j'ai l'impression d'être face à une recherche permanente lorsque je parcours cette histoire. Sfar ose des couleurs magnifiques de même que certaines abstractions formelles (voir les nuances des soleil sur les deux tomes).
Bref, Sfar s'est constitué avec Bayou une collection sur mesure pour que s'y exprime son Klezmer. Son talent lui permet malgrè tout de rendre cohérente cette collection avec des grands plus : le Gipi, les Aya, le Neel (pas lu, mais je suis le buzz), les nadja et les moins : ce capucin qui entre aussi dans mon top flop de l'année. même graphiquement (surtout ?), je n'y ai retiré aucun plaisir. Ennuyeux de bout en bout. En fait, je crois que je l'ai vu comme une série bis de donjon mais sans le talent des scénaristes qui accompagnent d'ordinnaire cette série. La violence et l'hulmour sont les mêmes, manque juste un poil de talent pour rendre la lecture intéressante.
Vala vala.
Re: La collection Bayou de Gallimard...
Alieen vient d'être republié dans cette collection. La réédition est amusante car Trondheim s'est amusé à donné un aspect vieilli au papier comme à la couverture. Dans la préface il dit qu'il a trouvé la seule bd extraterrestre connue et l'a publiée dans l'état où il l'a trouvée. Je le crois sur parole.
Par contre, attention, la plupart des exemplaires sont mal foutus. Et là c'est pas la faute des aliens.
Par contre, attention, la plupart des exemplaires sont mal foutus. Et là c'est pas la faute des aliens.
Re: La collection Bayou de Gallimard...
Cette réédition est d'autant plus bizarre que la première édition chez Bréal n'est pas du tout épuisée. peut-être Gallimard voulait absolument signer Trondheim pour angougou!
Re: La collection Bayou de Gallimard...
Tiens Thyuig, quand tu parles de Klezmer, je suis en 2, comme le nombre de tomes !
Je veux dire que j'ai apprécié la folle aventure du premier mais beaucoup moins le bavard second tome...
J'avais l'impression que ça tournait un peu en rond même s'il y a, comme toujours avec Sfar, de nombreuses bonnes idées et une profonde tendresse pour les gens.
Je veux dire que j'ai apprécié la folle aventure du premier mais beaucoup moins le bavard second tome...
J'avais l'impression que ça tournait un peu en rond même s'il y a, comme toujours avec Sfar, de nombreuses bonnes idées et une profonde tendresse pour les gens.
Re: La collection Bayou de Gallimard...
J'ai ajouté 2 Bayous à ma collection :
ALIEEN de Trondheim : trés beau livre plein d'inventivité, le rendu aspect vieilli est amusant et sert bien l'histoire, le graphisme extra-terrestre de Trondheim et l'utilisation des trames (entrainement avant Frantico ?) prouvent une fois encore du talent graphique de l'auteur. Les petites histoires sont bien ficelées mais j'ai eu un plus de mal à suivre l'histoire globale. A relire à tête reposée. PS pour Dieu : mon exemplaire est impeccable, m'est avis que tu es puni par la justice divine pour ton pseudo blasphématoire...
Cow-boy Moustache de Navarro : loufoque et délirant. Des cow-boys exagénaires et d'une pilosité ostentatoire et amateur de country rêvant des "filles", ces êtres mystérieux retranchées dans leur chateau, et en parlant comme des gamins de 12 ans. C'est assez jubilatoire malgré une finish un peu moyen. Une bien bonne lecture mais je crois que je préfère Navarro dans son style animalier...
ALIEEN de Trondheim : trés beau livre plein d'inventivité, le rendu aspect vieilli est amusant et sert bien l'histoire, le graphisme extra-terrestre de Trondheim et l'utilisation des trames (entrainement avant Frantico ?) prouvent une fois encore du talent graphique de l'auteur. Les petites histoires sont bien ficelées mais j'ai eu un plus de mal à suivre l'histoire globale. A relire à tête reposée. PS pour Dieu : mon exemplaire est impeccable, m'est avis que tu es puni par la justice divine pour ton pseudo blasphématoire...
Cow-boy Moustache de Navarro : loufoque et délirant. Des cow-boys exagénaires et d'une pilosité ostentatoire et amateur de country rêvant des "filles", ces êtres mystérieux retranchées dans leur chateau, et en parlant comme des gamins de 12 ans. C'est assez jubilatoire malgré une finish un peu moyen. Une bien bonne lecture mais je crois que je préfère Navarro dans son style animalier...
Re: La collection Bayou de Gallimard...
Chronique pour Cow-boy moustache :
Une couverture attirante, un ouvrage d’une grande qualité d’impression avec un papier épais qui sent bon… le papier et une collection qui m’a globalement satisfait jusqu’à maintenant, voilà les ingrédients qui m’ont poussé à découvrir « Cow-boy Moustache ».
Le lecteur est invité à suivre les péripéties d’une bande de jeunes hommes musiciens qui matent des filles. Tout va à peu près bien pour nos amis jusqu’au jour où débarque dans leur ville une vedette du show-biz dont les jeunes demoiselles se mettent à devenir folles de lui. Parmi cette bande d’amis, Will Skrull ne l’entend pas ainsi et entreprend de défier ce chanteur afin de conquérir la jolie brunette qu’il aime secrètement.
L’histoire est d’une naïveté que je nommerais « joyeuse ». Personnellement, je n’ai pas été déconcerté par cette crédulité tant les personnages, leurs aventures ainsi que cette mise en situation dans une région qui sent bon la Californie et ses plages, sont attachants.
Et pourtant, L’histoire est très classique dans sa thématique puisqu’elle nous présente une énième variation sur l’amour. Mais, il y a, dans ce scénario, un petit vent de folie et de joie de vivre qui m’ont fait aimer cette bd.
Les dialogues se présentent également d’une grande naïveté mais, d’un autre côté, ils m’ont contribué à rendre les personnages sympathiques.
De même, j’ai été séduit par le dessin et la mise en couleurs de Morgan Navarro.
J’adore cette mise en couleurs réalisée en aquarelle, elle ressemble beaucoup à celle de Klezmer (série issue de la même collection que « Cow-Boy Moustache » réalisée par Joann Sfar). Les tons utilisés sont souvent chaudes, elles sont en adéquation avec l’image de rêve que font les médias sur la Californie (la mer, la chaleur, le soleil, les belles filles…). Cette mise en couleurs de Morgan Navarro varie de temps à autre afin de souligner une ambiance en utilisant des tons verdâtres, mauves ou rougeâtres selon la séquence…
le résultat m’est franchement apparu enthousiasmant pour une utilisation de l’aquarelle et me semble particulièrement bien adapté au trait de l’auteur.
« Cow-boy Moustache » m’est apparue comme une bd très plaisante à lire. Le classicisme du thème de cette bd, la « naïveté » des personnages (que ce soit dans leurs réactions, dialogues ou péripéties…) sont contrebalancés par une histoire qui sent bon la joie de vivre.
La mise en couleurs est tout simplement ce que j’apprécie beaucoup dans une bd, surtout quand un auteur utilise l’aquarelle de cette façon.
Finalement, « Cow-boy Moustache » est une bd à lire la tête reposée et avec l’envie de suivre des péripéties d’une sympathique bande d’amis sous un décor de soleil, de plages et de belles filles…
Une couverture attirante, un ouvrage d’une grande qualité d’impression avec un papier épais qui sent bon… le papier et une collection qui m’a globalement satisfait jusqu’à maintenant, voilà les ingrédients qui m’ont poussé à découvrir « Cow-boy Moustache ».
Le lecteur est invité à suivre les péripéties d’une bande de jeunes hommes musiciens qui matent des filles. Tout va à peu près bien pour nos amis jusqu’au jour où débarque dans leur ville une vedette du show-biz dont les jeunes demoiselles se mettent à devenir folles de lui. Parmi cette bande d’amis, Will Skrull ne l’entend pas ainsi et entreprend de défier ce chanteur afin de conquérir la jolie brunette qu’il aime secrètement.
L’histoire est d’une naïveté que je nommerais « joyeuse ». Personnellement, je n’ai pas été déconcerté par cette crédulité tant les personnages, leurs aventures ainsi que cette mise en situation dans une région qui sent bon la Californie et ses plages, sont attachants.
Et pourtant, L’histoire est très classique dans sa thématique puisqu’elle nous présente une énième variation sur l’amour. Mais, il y a, dans ce scénario, un petit vent de folie et de joie de vivre qui m’ont fait aimer cette bd.
Les dialogues se présentent également d’une grande naïveté mais, d’un autre côté, ils m’ont contribué à rendre les personnages sympathiques.
De même, j’ai été séduit par le dessin et la mise en couleurs de Morgan Navarro.
J’adore cette mise en couleurs réalisée en aquarelle, elle ressemble beaucoup à celle de Klezmer (série issue de la même collection que « Cow-Boy Moustache » réalisée par Joann Sfar). Les tons utilisés sont souvent chaudes, elles sont en adéquation avec l’image de rêve que font les médias sur la Californie (la mer, la chaleur, le soleil, les belles filles…). Cette mise en couleurs de Morgan Navarro varie de temps à autre afin de souligner une ambiance en utilisant des tons verdâtres, mauves ou rougeâtres selon la séquence…
le résultat m’est franchement apparu enthousiasmant pour une utilisation de l’aquarelle et me semble particulièrement bien adapté au trait de l’auteur.
« Cow-boy Moustache » m’est apparue comme une bd très plaisante à lire. Le classicisme du thème de cette bd, la « naïveté » des personnages (que ce soit dans leurs réactions, dialogues ou péripéties…) sont contrebalancés par une histoire qui sent bon la joie de vivre.
La mise en couleurs est tout simplement ce que j’apprécie beaucoup dans une bd, surtout quand un auteur utilise l’aquarelle de cette façon.
Finalement, « Cow-boy Moustache » est une bd à lire la tête reposée et avec l’envie de suivre des péripéties d’une sympathique bande d’amis sous un décor de soleil, de plages et de belles filles…




