Elle a des univers bien à elle, un trait envoûtant et des idées à foison !
Parmi ses dernières productions, il y avait eu "La Guilde de la Mer" dont j'avais lu avidement le contenu et pour lequel j'avais régurgité la bafouille suivante...

Bon sang que j’aime ça quand on est projeté dans un univers où on pige que dalle et qui pourtant est très cohérent. On arrive dans un monde qui a vécu avant nous, s’est organisé, et on est un spectateur attentif des affaires qui se déroulent sous nos yeux !
L’histoire commence avec un choix anthropomorphique Spiegelmanien avec les deux races distinctes que sont les sinois (des chats) et les murides (des rats).
Dans ce monde, un enfant métis sera témoin de l’abus de pouvoir des murides sur sa mère sinoise et du meurtre qu’elle commet pour se sortir de l’impasse dans laquelle on l’a précipitée. En s’enfuyant, Gib, le petit métis, est repêché par le Capitaine Le Griffard qui travaille pour le compte des marchands de la Guilde de la Mer.
L’espoir de devenir citoyen de quelque endroit, et puis de pouvoir travailler et, d’enfin retrouver sa mère redonne à Gib un moral qu’il avait perdu depuis bien longtemps.
Long tome d’introduction, on sent immédiatement l’immense richesse que peut contenir l’univers de Nancy Peña. C’est coloré, plein d’espoir et pourtant parfois sombre et inquiétant, c’est là un grand récit d’aventure qui nous est offert.
De prisons en cales de bateaux, on sent cependant toujours l’espoir et la lumière dans tout ce qui guide les personnages de l’album.
Nul doute que nous aurons encore beaucoup de surprises avec la suite dont on ne connaît pas le nombre de tomes qu’elle comptera.
L’envoûtant dessin de l’auteur, mis en couleurs par Feyd et Miss Gally, est vraiment efficace et captivant, enivrant. J’ai hâte de lire la suite.








