Aurelia Aurita

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Re: Aurelia Aurita

Message par stéphane le Mar 27 Nov - 21:49

Coacho a écrit:Et sur le fonds ? As-tu abordé le décalage que ne manque pas de créer son livre sur son image (modestement) publique ?


Non, cette question n'a pas été abordée.
Mais était-ce nécessaire ?

stéphane

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Re: Aurelia Aurita

Message par Coacho le Mer 28 Nov - 0:01

Ben, d'un point de vue humain, cette mise en danger (parce que je crois que c'est plus ça, consciemment ou non qui importe) m'intéresse parce que ça fait voler en éclats un certain nombre de tabous.

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Re: Aurelia Aurita

Message par stéphane le Mer 28 Nov - 0:25

Moi aussi ça m'intéresse, mais je n'ai pas éprouvé ni le besoin ni l'envie d'en parler.

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Re: Aurelia Aurita

Message par Coacho le Mer 28 Nov - 10:07

Si ça t'intéresse, c'est que tu en as eu quelque part l'envie ! Smile
Mais je peux comprendre qu'aborder le sujet puisse être compliqué, et peut-être même déplacé pour un jeune homme de bonne famille bien élevé ! Smile
Mais c'est là pour moi la force, la magie, ou l'escroquerie d'Aurélia Aurita ! Arriver à déranger par son "libertinage" mais éviter d'un sourire, sûrement radieux à tomber, tout questionnement sur le fonctionnement et l'élaboration de ce livre, ainsi que ses répercussions intimes... Enfin, c'est juste du questionnement hein ! Wink

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Re: Aurelia Aurita

Message par lyaze le Ven 30 Nov - 17:29

Coacho a écrit:
Mais je peux comprendre qu'aborder le sujet puisse être compliqué, et peut-être même déplacé pour un jeune homme de bonne famille bien élevé ! Smile

Je vais la voir demain normalement, vous avez des questions à lui poser par mon biais, vu que je ne suis pas "un jeune homme de bonne famille bien élevé" Twisted Evil

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Re: Aurelia Aurita

Message par Vieto le Ven 30 Nov - 18:43

Bien qu'ayant rencontré Aurélia Aurita (et aussi Fréderic Boilet) depuis près d'une semaine, je ne suis pas intervenu ici faute de bien arriver à préciser mon opinion sur ce sujet Embarassed

Il faut dire que j'ai rencontré l'auteure sans avoir lu le(s) livre(s), sachant juste que ça parlait "de ses histoires de cul avec Frédéric Boilet", selon le résumé que m'en avait fait Stéphane Wink

J'ignorais même qu'elle était asiatique, ce qui nous a permis de discuter un peu de nos origines communes, entre autres. nous avons discuté pendant un bon quart d'heure...
La seule allusion au contenu "sexuel", fut lorsque je lui dit que certains lecteurs trouvait sa démarche impudique, ce à quoi, elle répondit, tandis que son compagnon acquiessait "ah, vaste débat, qu'est ce que la pudeur?".
Et nous changeâmes de sujet Wink

Une jeune femme éminément sympathique, en définitive Very Happy

Cela suffit-il à faire un bon bouquin?
Les avis, ici, sont partagés...
Chez moi aussi, les avis sont partagés!
Ma femme a en effet trouvé le premier tome "sans intérêt", estimant "qu'on en avait rien à faire de ses problêmes scatologiques" (du coup, elle n'a pas voulu lire le second).
Ce qui m'a troublé, parce que je trouve l'avis de ma chère et tendre épouse très juste la plupart du temps (en particulier, elle m'a choisi, ce qui est un signe indubitable de bon goût What a Face )

Mais je dois l'avouer, ce bouquin m'a fichu une claque. Moi qui suis raisonnablement obsédé et possède un rayon de BD dite "érotique" assez fourni, de Manara à Baldazzini en passant par Serpieri ou Varenne, j'ai été étonné par la crudité du propos.
Et pourtant, j'étais prévenu.
Malgré tout ce déballage qui est, il est vrai, parfois carrément scato, ces livres parlent d'amour d'une façon tendre et presque fleur bleue, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes.
Pour autant, je rejoins un peu Yan (et donc ma femme) en trouvant que le propos manque un peu de profondeur (MCAMQJA est prié de ne pas trouver là d'allusion scabreuse).
Mais autant je trouve un peu disproportionné qu'on fasse de ce livre une grande révolution, autant je trouve injuste qu'on se montre blasé vis-à-vis de ce qui, pour moi au moins, constitue une nouveauté.
Bien sûr, ce livre manque peut-être de maturité, mais cette candeur est justement, selon moi, ce qui fait le charme du livre.

Des livres de cul, j'en ai lus des tonnes, et pourtant, aucun ne m'a fait cet effet de crudité mélée d'une certaine fraîcheur (j'ai failli écrire "poésie" Wink ).

Rien que cet étonnement valait pour moi le détour Smile

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Re: Aurelia Aurita

Message par Coacho le Ven 30 Nov - 19:55

Je n'ai malheureusement pas trop de temps ce soir (un putain d'entraînement de basket !) mais bon, pour Lyaze, qui est une jeune femme de bonne famille, je crois que c'est la thématique de la perception de son ouvrage et la façon dont elle le vit qui m'intéresse.
Mais bon, pas obligée hein, je le ferai moi-même à l'occasion ! Laughing

MVAMQJA, je crois que ce qui crée cette tempête dans un verre d'eau est simplement provoquée par la surenchère d'un tome 2 qui n'apporte plus grand chose.
Mais bon, oui, ce n'est pas la révolution hein ! Very Happy

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Re: Aurelia Aurita

Message par Invité le Ven 30 Nov - 23:54

.


Dernière édition par le Ven 4 Jan - 17:10, édité 1 fois

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Re: Aurelia Aurita

Message par geert le Sam 1 Déc - 0:06

il y a des fruits et des légumes Question

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Re: Aurelia Aurita

Message par Coacho le Sam 1 Déc - 10:18

Et du canard même, c'est dire ! Very Happy

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Re: Aurelia Aurita

Message par Vieto le Sam 1 Déc - 13:17

Ouah pitaing, je viens d'écrire un post de 30 lignes, et tout a sauté No

Comme vous ne sauriez vivre sans ce post, je vais tout retaper, mais pas tout de suite.
Je me contenterai de préciser que lorsque les légumes sont avalés par le mauvais côté du tube digestif, il est sans fondement de dire qu'ils sont bons pour la santé Embarassed

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Re: Aurelia Aurita

Message par Coacho le Sam 1 Déc - 13:54

Rho ho ho ho didon toi hé ! On te pardonne parce que t'es MVAMQJA ! Laughing

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Re: Aurelia Aurita

Message par Vieto le Sam 1 Déc - 17:12

Tu veux dire qu'on me pardonnera d'expliquer pourquoi ce livre est digne de rester dans les annales? Laughing

Bon, en fait, je trouvais intéressante la remarque de Yan : il ne me semble pas que la qualité d'une autobiographie soit liée au "degré d'intimité" qu'y affiche l'auteur.

Je m'explique...
Dans ses carnets et la suite de ceux-ci, Trondheim parvient à me captiver (et je sais que c'est aussi le cas de Coacho) avec, comme il le dit lui-même, "beaucoup de pas grand-chose". Je connais pas mal de gens en revanche qui trouvent que cette chronique du rien est sans intérêt.

Je profite de l'occasion pour évoquer deux autres bouquins lus récemmment, tous deux conseillés par mon désormais libraire favori, Stéphane.

Dans Cancer in the City, où Stéphane a vu un récit bouleversant, j'ai eu pour ma part beaucoup de mal à être ému.
Certes, cette "BD journaliste" raconte par le détail (parfois cru) le traitement de son cancer du sein.
Certes, elle le fait avec un talent certain et sous une forme dépaysante, surtout pour moi qui cotoie des paysans.
Ce mauvais calembour pour dire qu'il s'agit d'un reportage vraiment intéressant sur la grande bourgeoisie new-yorkaise et le système de santé américain.
Mais alors que la journaliste fan de godasses (comme Carrie Bradshaw dans Sex and the City) voudrait présenter son bouquin comme la transformation d'une fashionista frivole (pléonasme?) en femme aguerrie par son combat contre le cancer, j'ai du mal à trouver qu'elle ait réussi sur ce point.
En effet, cette femme qui vit entourée de pleins de "meilleurs amis pour la vie" (MAV) formidables, d'un mari restaurateur italien branché formidable qui a du charme et de la thune au point de passer sa vie à repousser les avances de top models qui aimeraient bien faire un tour dans sa Ferrari, d'une mère casse-couilles mais aimante et formidable, cette femme donc se retrouve tout d'un coup menacée par ce cancer, soignée par tout un tas de gens formidables, dont une cancérologue canon qui porte les dernières chaussures à la mode. Elle ne sort donc pas, ou si peu, de son cocon doré...
En définitive, le seul drame de l'auteure est de devoir se résoudre à ne pas pouvoir avoir d'enfants (mais comme à 43 ans, elle n'avait encore jamais essayé, on en vient à se demander si c'était un désir bien profond...).
Son changement de caractère si radical se limite à un point somme toute assez restreint : elle parvient à s'excuser auprès d'une nana qui lui reprochait, dans une soirée "hype", d'avoir dansé avec son mec Neutral
En définitive, ce bouquin démontre que même confrontés à la mort, les gens nantis et frivoles restent nantis et frivoles.
Un bouquin intéressant, mais pas pour les raisons que souhaitait son auteur.

Je serais beaucoup plus dithyrambique sur Fun Home, d'Allison Bechdel, qui allie biographie insolite (peu de gens peuvent raconter une enfance dans un funérarium, avec un père thanatopracteur et accesoirement homosexuel mal refoulé) et contenu culturel très riche.
Un bouquin passionnant, mais qui vaut surtout par le cheminement personnel de la narratrice, qui nous raconte comment elle a découvert puis assumé sa propre homosexualité, le tout entrecoupé de références littéraires, en particulier à la littérature française (Proust et Colette).
(Et je me rends compte qu'il est beaucoup plus facile de dire pourquoi on n'a pas aimé un bouquin que pourquoi on l'a aimé Embarassed )
J'ai été épaté par ce savant mélange de sensibilité et d'intelligence, et par la justesse du ton.

Nous sommes donc en présence :
-d'un Trondheim qui arrive à intéresser avec rien
-d'une new-yorkaise qui parvient à intéresser sur la vie d'une certaine classe sociale mais peu à émouvoir alors que c'était manifestement son but
-d'une lesbienne qui parvient à intéresser et à émouvoir par la profondeur de ce qu'elle raconte

- d'une jeune femme qui surprend par le contraste entre la crudité du propos et la pureté des sentiments (mis en valeur, d'ailleurs, par la naïveté du dessin)...

Quatre autobiographies très différentes, et dont je considère chacune comme intéressante.
La seule que j'offrirai à Noël est Fun Home, pour moi au dessus-du lot...
Ce qui ne signifie pas que je considère que l'oeuvre d'Aurelia Aurita soit à négliger.
Je trouve, que dans le domaine de l'autobiographie, ces bouquins sans prétention ont une place. Peut-être pas celle que certains journalistes en mal de sensations ont voulu lui donner, mais je trouve qu'Aurélia Aurita a trouvé un ton nouveau, comme je l'ai déjà expliqué plus haut.
Il aurait été facile de tomber dans le glauque, et le simple fait qu'Aurélia (j'ai oublié son vrai prénom) échappe à ce glauque est une performance que je salue...

Je trouve assez injuste de parler de nombrilisme, car sans jouer sur les mots et dire que le nombril n'est pas l'orifice dont il est question Wink , toute autobiographie parle par définition de l'auteur-narrateur, et raconte les évènements de son point de vue...

En ce qui concerne le second tome, je ne suis pas d'accord avec toi, Coacho : si dans le domaine du cul, largement exploré affraid dans le premier tome, la surenchère du second n'apporte effectivement pas grand-chose, on y voit apparaître quelques éléments intéressants sur le racisme, la peur de perdre l'être aimé, ainsi qu'un portrait assez réjouissant de Kan Takahama, qui font que ce deuxième tome rentre un peu plus dans le vif du sujet (décidément, à croire que je le fais exprès Razz ).

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Re: Aurelia Aurita

Message par Coacho le Sam 1 Déc - 17:49

Je t'adore quand tu es comme ça mon Vieto A Moi Que J'Ai ! Very Happy
Oui, je l'écris de toute lettre !
Je vais devoir aller arpenter céans (j'aurai pu écrire séant...) le village de Noël de Monaco donc je n'ai pas le temps de débattre sur ce que tu écris, prose à laquelle j'adhère à la quasi-totalité du fait que je n'ai pas lu Cancer in the city ! Wink

Mais je peux t'assurer d'une chose mon ami, c'est qu'il nous est pour l'instant rigoureusement impossible de ne pas être d'accord sur le second tome de Fraise et chocolat pour la simple et bonne raison que je ne faisais que soulever des hypothèses sur le pourquoi du rejet de ce livre. Parce que... je ne l'ai toujours pas lu... Wink

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Re: Aurelia Aurita

Message par stéphane le Dim 2 Déc - 0:53

Concernant Cancer in the city, j'ai effectivement trouvé que c'était un livre fort, parce que son auteur réussissait à nous immerger dans sa vie, à nous faire partager ses angoisses et ses joies... bref, à installer une intimité dense avec le lecteur.
Après, on peut trouver qu'elle est hype, nantie, etc ... mais son travail d'auteur qui est de partager un morceau de vie est à mon avis amplement réussi.
Je suis tout désolé d'avoir conseillé à mon ami Vieto un livre qu'il n'a pas apprécié, et je ferai plus attention la prochaine fois :-)

Et pour terminer avec la question "aurelia", je précise à MCAMQJA que ce n'est pas par fausse pudeur que je n'ai pas abordé les questions de sexe avec l'auteur, mais juste que la discussion ne me semblait pas intéressante, parce que tout simplement toute chose n'a pas forcément besoin d'être dite ou expliquée.

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Re: Aurelia Aurita

Message par Vieto le Dim 2 Déc - 1:08

Ah mon Stéphane, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit Wink
J'ai apprécié ce livre, et j'ai effectivement partagé l'intimité de l'auteure (puisqu'il est désormais permis de féminiser ce substantif) : je sais désormais que quand on mange des truffes blanches, ses flatulences sont agréablement parfumées Wink
Je dis juste que je n'ai pas été ému par les malheurs de l'héroïne, lesdits malheurs étant très atténués par le monde assez huppé dont elle fait partie, et dont même le cancer ne parvient pas à la faire sortir.
Aucun reproche donc, et au contraire mes sincères remerciements pour tes conseils avisés.
Je n'ai simplement pas ressenti la même chose que toi...

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