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Abordons la BD autrement :: Mettons en avant des auteurs, des albums et des styles :: PARLONS AUTREMENT des auteurs, DE leurs albums et chroniquons LA BD que nous aimons
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Re: .
C'est certainement mon jeune auteur préféré et j'adore tout ce qu'il fait. Je rentre à fond dans ses histoires souvent très glauques mais dont les personnages sont toujours attachants. Certains trouvent que c'est exagé et qu'il en fait trop ce qui gâcherai un peu, mais je ne trouve pas ou plutôt je ne me pose pas la question en ces termes puisque ça ne m'a jamais fait décroché de ma lecture.
Ce que j'aime aussi c'est son dessin fluide, rond, charmeur et charmant et doux, sur des histoires d'une très grande force.
Je connais un illustrateur, dont le style graphique est bien différent, qui serait parfait pour ce genre de contrepoint!
Ce que j'aime aussi c'est son dessin fluide, rond, charmeur et charmant et doux, sur des histoires d'une très grande force.
Je connais un illustrateur, dont le style graphique est bien différent, qui serait parfait pour ce genre de contrepoint!
Re: .
L'institut pacôme n'est pas vraiment de l'auto-édition mais une petite structure crée par une promo des arts-déco de strasbourg, dont faisaient partie Simon Hureau et Freddy Nadolny (la chair des pommes chez Ego ... un must).
Re: .
J'avais beaucoup aimé la plongée cambodgienne de Simon Hureau dans "Palaces".
Des dessins clairs et touffus à la fois.
Et une vraie emphase avec son environnement...
J'avais peur de la redite avec le "Bureau des prolongations" mais malgré mes réticences, je me suis laissé happer par la langueur du récit, et sa révolte aussi !
Le "Colombe et la horde" m'a vraiment plu aussi bien que, contrairement à l'ami pm, j'ai eu un sentiment de "trop" arrivé à la fin, persuadé que Colombe pouvait à un moment arrêter tout ça... J'évite de trop en dire au cas où certains n'auraient pas lu cet album !
Des dessins clairs et touffus à la fois.
Et une vraie emphase avec son environnement...
J'avais peur de la redite avec le "Bureau des prolongations" mais malgré mes réticences, je me suis laissé happer par la langueur du récit, et sa révolte aussi !
Le "Colombe et la horde" m'a vraiment plu aussi bien que, contrairement à l'ami pm, j'ai eu un sentiment de "trop" arrivé à la fin, persuadé que Colombe pouvait à un moment arrêter tout ça... J'évite de trop en dire au cas où certains n'auraient pas lu cet album !
Re: .
"L'empire des hauts-murs" n'a pas eu l'air d'avoir reçu un excellent accueil... Peut-être ce titre ne recontrait pas le public Delcourt, le nouveau publice amateur de la Série B par exemple, et donc a pu être perçu comme trop étrange, pas assez pragmatique ou je ne sais quoi comme couillonnade pour se justifier ! ;o)
Mais je l'ai bien aimé cet album moi ! Une douce rêverie, un monde de l'enfance à la limite du syndrôme Peter Pan !
Un labyrinthe matériel en harmonie avec celui des cerveaux de ces enfants...
Destabilisé, bousculé, j'ai finalement opté pour la fascination plus que la répulsion ! ;o)
Mais je l'ai bien aimé cet album moi ! Une douce rêverie, un monde de l'enfance à la limite du syndrôme Peter Pan !
Un labyrinthe matériel en harmonie avec celui des cerveaux de ces enfants...
Destabilisé, bousculé, j'ai finalement opté pour la fascination plus que la répulsion ! ;o)
Re: .
Fichtre, mis bout à bout ça commence à faire une sacrée biblio pour Simon Hureau ! Quelle cadence.
Re: .
Je suis globalement du même avis que Coacho sur les albums de Simon Hureau depuis Palaces (je n'ai pas ses oeuvres antérieures), avec un vrai coup de coeur pour L'Empire des Hauts Murs, qui m'a semblé apporter quelque chose de neuf dans l'univers de la bande dessinée jeunesse (Assez proche des meilleurs romans jeunesse réalistes. Je ne parle pas des blockbusters américains à tendance fantastique...)
J'ai terminé hier soir Tout doit disparaître. Je m'en vais donc répondre aux sollicitations de Yan...
L'album est dans la droite ligne de Colombe et la Horde : contexte social très lourd, S. Hureau ne se fixe apparemment aucune limite dans le sordide et le fait-divers.
Tout au long des deux premiers tiers du récit, il met progressivement en place situation et personnages avec un talent énorme pour brosser les caractères humains. Ses trois adolescentes en particulier sont magnifiquement campées : mélanges de séduction, de révolte et de complexité, réelles, presque palpables, superficiellement proches mais foncièrement très différentes. J'ai reçu cette part du livre comme une véritable leçon de bande dessinée dont devraient s'imprégner bien des lecteurs avant de parfois porter aux nues certains récit montés sans inspiration, à coup d'archétypes rebattus (je ne donnerai pas d'exemples, mais j'en ai... rebelle forever ! ;o))
Dans le dernier tiers S. Hureau s'offre un brutal changement de rythme et s'engage dans un long dénouement en cascade. Les faits s'enchaînent dans une fuite en avant inexorable agravée par des coincidences mortifères. Autant le dire tout de suite, j'ai beaucoup moins adhéré à ce final nihiliste. A l'instar de Colombe, les premiers événements s'abattent sur le lecteur comme des massues en provoquant un sentiment de nausée et de rejet très "agréable". Mais sur la durée, l'enchainement catastrophiste vire à l'exercice de style, obligeant l'auteur à recourir au récitatif pour expliquer ses enchaînements (récitatif habilement amené dès les premières pages du livre, mais récitatif tout de même). Le sentiment nauséeux a rapidement viré pour moi à une impression de bancal et de forcé, parfois presque au bricolé.
Impression moyenne au final, donc, pour un livre qui - à peu de choses - aurait pu être un immense coup de coeur.
J'ai terminé hier soir Tout doit disparaître. Je m'en vais donc répondre aux sollicitations de Yan...
L'album est dans la droite ligne de Colombe et la Horde : contexte social très lourd, S. Hureau ne se fixe apparemment aucune limite dans le sordide et le fait-divers.
Tout au long des deux premiers tiers du récit, il met progressivement en place situation et personnages avec un talent énorme pour brosser les caractères humains. Ses trois adolescentes en particulier sont magnifiquement campées : mélanges de séduction, de révolte et de complexité, réelles, presque palpables, superficiellement proches mais foncièrement très différentes. J'ai reçu cette part du livre comme une véritable leçon de bande dessinée dont devraient s'imprégner bien des lecteurs avant de parfois porter aux nues certains récit montés sans inspiration, à coup d'archétypes rebattus (je ne donnerai pas d'exemples, mais j'en ai... rebelle forever ! ;o))
Dans le dernier tiers S. Hureau s'offre un brutal changement de rythme et s'engage dans un long dénouement en cascade. Les faits s'enchaînent dans une fuite en avant inexorable agravée par des coincidences mortifères. Autant le dire tout de suite, j'ai beaucoup moins adhéré à ce final nihiliste. A l'instar de Colombe, les premiers événements s'abattent sur le lecteur comme des massues en provoquant un sentiment de nausée et de rejet très "agréable". Mais sur la durée, l'enchainement catastrophiste vire à l'exercice de style, obligeant l'auteur à recourir au récitatif pour expliquer ses enchaînements (récitatif habilement amené dès les premières pages du livre, mais récitatif tout de même). Le sentiment nauséeux a rapidement viré pour moi à une impression de bancal et de forcé, parfois presque au bricolé.
Impression moyenne au final, donc, pour un livre qui - à peu de choses - aurait pu être un immense coup de coeur.
Re: .
Je n'ai lu que Colombe et la horde mais impression mitigée pour moi aussi. J'ai trouvé que c'était un bon "docu-fiction" mais je n'y ai pas trouvé la patte d'un grand auteur.
Re: .
Dieu a écrit:Je n'ai lu que Colombe et la horde mais impression mitigée pour moi aussi. J'ai trouvé que c'était un bon "docu-fiction" mais je n'y ai pas trouvé la patte d'un grand auteur.
Tout le contraire pour ma part, si j'ai été très intéressé et beaucoup aimé ses albums sur son voyage au Cambodge j'ai été bouleversé par Colombe et la Horde et par Tout doit disparaître, au point de totalement négliger les petits défauts dont Manu fait mention, sans doute à juste titre mais qui ne m'ont jamais fait sortir de ma lecture et qui me paraissent négligeable comparés à la force de l'ensemble. Bref, c'est exactement le genre de bandes dessinée qui me prennent aux tripes et qui m'ont dire que la bd c'est quand même vachement bien. Des coups de poings dans la tronche comme les premiers Baudoin( le genre n'est pas le même mais l'émotion comparable).
Re: .
Je n'ai lu que "le bureau des prolongations" et "l'empire des hauts murs", mais je les ai adoré.
Quant à "Tout doit disparaitre", le prix de cet album ne m'insiste pas à l'acheter sans en avoir lu au moins le début.
Cependant, au vu de vos avis mitigés, vous ne me donnez pas franchement l'envie de feuilleter "Tout doit disparaitre".
Quant à "Tout doit disparaitre", le prix de cet album ne m'insiste pas à l'acheter sans en avoir lu au moins le début.
Cependant, au vu de vos avis mitigés, vous ne me donnez pas franchement l'envie de feuilleter "Tout doit disparaitre".
Re: .
yannick a écrit:Je n'ai lu que "le bureau des prolongations" et "l'empire des hauts murs", mais je les ai adoré.
Quant à "Tout doit disparaitre", le prix de cet album ne m'insiste pas à l'acheter sans en avoir lu au moins le début.
Cependant, au vu de vos avis mitigés, vous ne me donnez pas franchement l'envie de feuilleter "Tout doit disparaitre".
Et je compte pour du beurre alors! !!
Tu devrais commencer par Colombe et la horde qui est beaucoup moins cher et dans la même veine que Tout doit dispraître.
ravi de savoir que tu as adoré l'Empire des hauts murs. Quant au bureau des prolongations c'est un peu bizarre de ne pas lire Palace pour commencer puisque cet album en est en quelque sorte la...prolongation.
Re: .
à pm :
J'ai lu "le bureau des prolongations" avant "Palaces" parce que c'était (c'est) la seule bd de Hureau (qui raconte ses péripéties en Asie) disponible dans les librairies amiénoises.
Mais je compte bien commander "Palaces" pour combler mon retard !
Sinon, t'as raison, je ferais mieux de feuilleter "Colombe et la horde" avant de lire "Tout doit disparaitre".
J'ai lu "le bureau des prolongations" avant "Palaces" parce que c'était (c'est) la seule bd de Hureau (qui raconte ses péripéties en Asie) disponible dans les librairies amiénoises.
Mais je compte bien commander "Palaces" pour combler mon retard !
Sinon, t'as raison, je ferais mieux de feuilleter "Colombe et la horde" avant de lire "Tout doit disparaitre".







