Le coin du Coach'
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Re: Le coin du Coach'
De passage (je suis de plus en plus intermittent en ce moment, boulot oblige), je découvre ce sujet : merci MCAMQJA pour tes enthousiasmes toujours aussi subtils, j'ai relevé le clin d'oeil qui m'est adressé 
Re: Le coin du Coach'
pas eu le temps de tout lire (je sais je ne sais pas lire
) ! mais il n'y a pas d'albums de Chaland ????? Je rigole hein ! 
Re: Le coin du Coach'
Vieto a écrit:De passage (je suis de plus en plus intermittent en ce moment, boulot oblige), je découvre ce sujet : merci MCAMQJA pour tes enthousiasmes toujours aussi subtils, j'ai relevé le clin d'oeil qui m'est adressé
Re: Le coin du Coach'
geert a écrit:pas eu le temps de tout lire (je sais je ne sais pas lire) ! mais il n'y a pas d'albums de Chaland ????? Je rigole hein !
Oh c'est juste histoire de parler de choses qui sont sorties récemment hein !
Re: Le coin du Coach'
Coacho a écrit:
Bref, c’est percutant, dense, instructif et, bien entendu, se doit d’être lu.
Complètement d'accord !
Re: Le coin du Coach'
Coacho a écrit:
Un album qui est intéressant, enrichissant, graphiquement plaisant, mais qui me laisse ce petit goût impersonnel au fond de la bouche, quelque part… Mais à lire tout de même hein ?!
Pas tout à fait de ton avis, j'ai vraiment beaucoup aimé cet album à contrepied et très subtil.
Re: Le coin du Coach'
Coacho a écrit:
C’est très rythmé, drôle, émouvant, et parfois même érotique, mais cela reste avant tout une très belle aventure comme on aimerait en lire plus souvent.
A noter une paire de fautes d’orthographe qui dénotent un peu mais que cela ne vous empêche pas de vous procurer cet excellent album.
Etonnant que tu ne parles pas des multiples clins d'oeil (j'irais même jusqu'à dire que c'est le fond du propos) au monde de l'édition et de la bande dessinée en général. Un album qui en dit presque autant que les pamphlets de Menu sans en avoir l'air. Rien que pour ça, c'est un véritable bijou !
Re: Le coin du Coach'
Coacho a écrit:Voilà un florilège parmi celles qui m‘ont sauté au visage… Dommage…
Mais je ne voudrais pas donner l’impression d’être un monomaniaque de l’orthographe et, même si ça me gâche quelque peu le plaisir de lecture, l’album n’en reste pas moins excellent !
ça vaux aussi pour les forumeurs ?
Re: Le coin du Coach'
Manu > bien entendu, pour l'Île Bourbon, c'est bien aussi d'avoir des avis différents hein ! 
Pour les 5 conteurs de Bagdad, je dois avouer qu'à la lecture de ton intervention, il me revient certaines scènes qui abondent dans le sens de ce que tu dis. Je n'ai pas privilégié cet aspet des choses pour me concentrer uniquement sur la magie de l'histoire.
Cela étant, nous pourrions en débattre en ouvrant un sujet par ailleurs. Ca permettrait de remettre L'Eprouvette à l'ordre du jour !
Geert > J'avoue avoir du mal avec l'orthographe. C'est-à-dire que ça me saute aux yeux, m'interpelle.
Mais toute mon indulgence va vers les gens qui, tapant vite, ou dont ce n'est pas le métier (hé hé), sévissent sur les fora.
Les phrases construites, même de façon imparfaites, sont toujours mille fois plus agréables qu'un style sms.
Là où mon indulgence disparaît pour laisser place à la colère, c'est que les auteurs, les éditeurs, ont des relecteurs professionnels et se doivent aussi d'être irréprochables devant leurs lecteurs.
La mission éducative et la dimension d'exemple est à mon sens d'une importance capitale.
La lecture donne du vocabulaire, de la formulation ET de l'habitude orthographique. En cela j'éprouve une certaine intransigeance vis-à-vis de livres qui sortent mal relus...
Mais toi, tu peux y aller, à moins que tu n'es un correcteur personnel !
Pour les 5 conteurs de Bagdad, je dois avouer qu'à la lecture de ton intervention, il me revient certaines scènes qui abondent dans le sens de ce que tu dis. Je n'ai pas privilégié cet aspet des choses pour me concentrer uniquement sur la magie de l'histoire.
Cela étant, nous pourrions en débattre en ouvrant un sujet par ailleurs. Ca permettrait de remettre L'Eprouvette à l'ordre du jour !
Geert > J'avoue avoir du mal avec l'orthographe. C'est-à-dire que ça me saute aux yeux, m'interpelle.
Mais toute mon indulgence va vers les gens qui, tapant vite, ou dont ce n'est pas le métier (hé hé), sévissent sur les fora.
Les phrases construites, même de façon imparfaites, sont toujours mille fois plus agréables qu'un style sms.
Là où mon indulgence disparaît pour laisser place à la colère, c'est que les auteurs, les éditeurs, ont des relecteurs professionnels et se doivent aussi d'être irréprochables devant leurs lecteurs.
La mission éducative et la dimension d'exemple est à mon sens d'une importance capitale.
La lecture donne du vocabulaire, de la formulation ET de l'habitude orthographique. En cela j'éprouve une certaine intransigeance vis-à-vis de livres qui sortent mal relus...
Mais toi, tu peux y aller, à moins que tu n'es un correcteur personnel !
Re: Le coin du Coach'
ouf ! l'espace d'un instant je t'avouerai mon angoisse la plus profonde à la lecture de ces quelques mots. Dont acte, j'ai bien peur d'avoir quelques lacunes en orthographe et j'en suis le premier désolé, néanmoins dans les cas qui le nécessitent vraiment j'ai une correctrice de choc à la maison (mais bon je me vois mal lui demander de corriger chacun de mes posts !)
Re: Le coin du Coach'
Ahaha ! Et dire que je voulais justement signifier qu'à chaque fois qu'on se plaignait de l'orthographe, on en faisait une soi-même bien répréhensible ! 
*** MODE Mauvaise foi ON ***
Mais je tapais vite hein !
*** MODE Mauvaise foi OFF ***

*** MODE Mauvaise foi ON ***
Mais je tapais vite hein !
*** MODE Mauvaise foi OFF ***
Re: Le coin du Coach'
tu ne fais jamais les choses à moitié 
bon je lirais tout cela hors période de grèves ... en ce moment je n'ai pas beaucoup de temps
bon je lirais tout cela hors période de grèves ... en ce moment je n'ai pas beaucoup de temps
Re: Le coin du Coach'
Manu temj a écrit:Coacho a écrit:
C’est très rythmé, drôle, émouvant, et parfois même érotique, mais cela reste avant tout une très belle aventure comme on aimerait en lire plus souvent.
A noter une paire de fautes d’orthographe qui dénotent un peu mais que cela ne vous empêche pas de vous procurer cet excellent album.
Etonnant que tu ne parles pas des multiples clins d'oeil (j'irais même jusqu'à dire que c'est le fond du propos) au monde de l'édition et de la bande dessinée en général. Un album qui en dit presque autant que les pamphlets de Menu sans en avoir l'air. Rien que pour ça, c'est un véritable bijou !
Eh ?... Rien vu de tout ca moi... Va falloir que je le relise...
Re: Le coin du Coach'
Coacho a écrit:
De nature optimiste et enthousiaste, je vote pour le bon moment passé avec JP, Dom, Hubert, Isa, Jan et Héléna pendant 300 pages que je n’ai pas vu passé. Un chouette album.
Pour ma part j'ai trouvé cet album criard et hyper-redondant.
Non que le fond soit totalement mal vu, mais les personnages passent leur temps à hurler toujours exactement les mêmes choses pour une conclusion attendue. Il faut faire anecdote et "bon mot bien vu" de chaque moment de leur week-end. Tout ça est très mécanique, les sabots sont trop gros pour moi.
Bref, un album deux fois moins long (voire trois fois) aurait certainement suffit à traiter avec plus de subtilité les différents problèmes évoqués.
Deux auteurs trop habitués - ai-je eu l'impression - aux mécanismes de la franco-belge traditionnelle qui - s'ils ont su aborder une thématique qui leur tenait à coeur sans trop taper à côté de la cible - n'ont pas su en revanche sortir de leur automatismes techniques pour vraiment faire passer de la sensibilité.
Une sorte de téléfilm de prime-time de M6 correct alors que j'attendais un film de Claude Sautet...
Re: Le coin du Coach'
marcel a écrit:Manu temj a écrit:Coacho a écrit:
C’est très rythmé, drôle, émouvant, et parfois même érotique, mais cela reste avant tout une très belle aventure comme on aimerait en lire plus souvent.
A noter une paire de fautes d’orthographe qui dénotent un peu mais que cela ne vous empêche pas de vous procurer cet excellent album.
Etonnant que tu ne parles pas des multiples clins d'oeil (j'irais même jusqu'à dire que c'est le fond du propos) au monde de l'édition et de la bande dessinée en général. Un album qui en dit presque autant que les pamphlets de Menu sans en avoir l'air. Rien que pour ça, c'est un véritable bijou !
Eh ?... Rien vu de tout ca moi... Va falloir que je le relise...
Plus que du monde l'édition (je me corrige), c'est du monde de la création narrative que parle Welhman, et le lien avec les petites polémiques du microcosme est évident. Peut-être ma "qualité" d'auteur raté me rend plus sensible à ces aspects du problème, mais le profil de chacun des personnages c'est clairement l'auteur intimiste, celui qui recherche en permanence la perfection, le populaire "soleil", le classique, etc. Quant à la conclusion, elle est transparente (et a fait remonter le scénariste dans mon estime) : inutile de chercher l'histoire parfaite, elle n'existe pas, mais il faut arriver à faire du populaire avec de la très grande qualité.
Re: Le coin du Coach'
Coacho a écrit:![]()
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Et voilà donc comment se conclue l’histoire trouble et troublante de Gabriel de la Serna.
Une histoire qui nous plonge dans cette dictature sandiniste violente qui réprime tout sentiment, toute idée, qui brise toute velléité et tout rêve.
Difficile de croire, de grandir, de s’élever dans un environnement aussi hostile.
Entre la fuite de la réalité et la volonté de se réaliser quand même, les personnages vont s’entrechoquer et rien ne laisse jamais indifférent. On ne sort pas indemne d’une telle leçon de bande dessinée.
C’est dû évidemment à un scénario de très grande qualité, où tout est bien campé, de l’environnement politique à la situation géographique en passant par les caractères des personnages. Mais c’est aussi le résultat inouï de la qualité de la mise en scène d’Emmanuel Lepage qui nous offre des planches d’une beauté proprement hallucinante.
Chaque page est le résultat d’un travail minutieux et le choix des ses couleurs est toujours parfait, toujours idéal pour souligner l’intensité de l’instant ou la force d’un sentiment.
On ressent la moiteur tropicale de la forêt, on ressent la peur des protagonistes traqués, on est plongé dans la même excitation des moments intenses, ou bien troublés par les même pulsions sexuelles que ces mêmes personnages ressentent…
Un époustouflante leçon graphique qui est au service d’une histoire forte et complète, qui permet d’aborder un grand nombre de thèmes aussi disparates que la création, la dictature, l’homosexualité, le meurtre… Tout d’une parfaite fluidité et d’une cohérence qui est al marque des grands.
Et derrière tout ça, un message fort, une conclusion idéale… L’espoir…
Diptyque à lire de toute urgence.
Alors là pour le coup je ne suis PAS DU TOUT de ton avis, mais je n'ai pas le temps maintenant de descendre une fois de plus en flèche ce diptyque qui allie (en dehors de son pur aspect graphique) tout ce que je déteste...
Re: Le coin du Coach'
Manu temj a écrit:Coacho a écrit:
De nature optimiste et enthousiaste, je vote pour le bon moment passé avec JP, Dom, Hubert, Isa, Jan et Héléna pendant 300 pages que je n’ai pas vu passé. Un chouette album.
Pour ma part j'ai trouvé cet album criard et hyper-redondant.
Non que le fond soit totalement mal vu, mais les personnages passent leur temps à hurler toujours exactement les mêmes choses pour une conclusion attendue. Il faut faire anecdote et "bon mot bien vu" de chaque moment de leur week-end. Tout ça est très mécanique, les sabots sont trop gros pour moi.
Bref, un album deux fois moins long (voire trois fois) aurait certainement suffit à traiter avec plus de subtilité les différents problèmes évoqués.
Deux auteurs trop habitués - ai-je eu l'impression - aux mécanismes de la franco-belge traditionnelle qui - s'ils ont su aborder une thématique qui leur tenait à coeur sans trop taper à côté de la cible - n'ont pas su en revanche sortir de leur automatismes techniques pour vraiment faire passer de la sensibilité.
Une sorte de téléfilm de prime-time de M6 correct alors que j'attendais un film de Claude Sautet...
Manu, c'est bien parce que j'avais un a priori très négatif sur Jim (parce que je suis fan de Fane !) que ma surprise a été agréable !
Je n'attendais pas l'album du siècle, je n'attendais pas une histoire aussi prenante non plus. Comme quand parfois, un épisode de la Petite Maison dans la prairie que tu mates d'un oeil torve te prend aux tripes alors que tu ne t'y attendais pas, et, de fait, je suis assez satisfait de ma lecture.
Parce que j'aime bien la façon dont le dessin est traité, parce que certaines scènes me touchent, et que plutôt que de m'être assoupi devant ma télé un dimanche après-midi, j'ai apprécié le téléfilm, le jugeant de bonne qualité.
Après, oui, je ne dis pas qu'il n'y a pas de ficelles ou de techniques, mais bon, j'ai été spectateur bienveillant et je pense que la plupart des lecteurs trouvera son compte et passera un bon moment de lecture.
Re: Le coin du Coach'
Manu temj a écrit:marcel a écrit:Manu temj a écrit:Coacho a écrit:
C’est très rythmé, drôle, émouvant, et parfois même érotique, mais cela reste avant tout une très belle aventure comme on aimerait en lire plus souvent.
A noter une paire de fautes d’orthographe qui dénotent un peu mais que cela ne vous empêche pas de vous procurer cet excellent album.
Etonnant que tu ne parles pas des multiples clins d'oeil (j'irais même jusqu'à dire que c'est le fond du propos) au monde de l'édition et de la bande dessinée en général. Un album qui en dit presque autant que les pamphlets de Menu sans en avoir l'air. Rien que pour ça, c'est un véritable bijou !
Eh ?... Rien vu de tout ca moi... Va falloir que je le relise...
Plus que du monde l'édition (je me corrige), c'est du monde de la création narrative que parle Welhman, et le lien avec les petites polémiques du microcosme est évident. Peut-être ma "qualité" d'auteur raté me rend plus sensible à ces aspects du problème, mais le profil de chacun des personnages c'est clairement l'auteur intimiste, celui qui recherche en permanence la perfection, le populaire "soleil", le classique, etc. Quant à la conclusion, elle est transparente (et a fait remonter le scénariste dans mon estime) : inutile de chercher l'histoire parfaite, elle n'existe pas, mais il faut arriver à faire du populaire avec de la très grande qualité.
Je me suis superficiellement replongé dans le livre suite à ton éclairage et c'est vrai que les conteurs peuvent avoir cet aspect que tu décris.
Est-ce une projection ou une réalité, je l'ignore, il faudrait poser la question à l'auteur.
Mais c'est bien vu en effet...
Re: Le coin du Coach'
Manu temj a écrit:Coacho a écrit:![]()
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Et voilà donc comment se conclue l’histoire trouble et troublante de Gabriel de la Serna.
Une histoire qui nous plonge dans cette dictature sandiniste violente qui réprime tout sentiment, toute idée, qui brise toute velléité et tout rêve.
Difficile de croire, de grandir, de s’élever dans un environnement aussi hostile.
Entre la fuite de la réalité et la volonté de se réaliser quand même, les personnages vont s’entrechoquer et rien ne laisse jamais indifférent. On ne sort pas indemne d’une telle leçon de bande dessinée.
C’est dû évidemment à un scénario de très grande qualité, où tout est bien campé, de l’environnement politique à la situation géographique en passant par les caractères des personnages. Mais c’est aussi le résultat inouï de la qualité de la mise en scène d’Emmanuel Lepage qui nous offre des planches d’une beauté proprement hallucinante.
Chaque page est le résultat d’un travail minutieux et le choix des ses couleurs est toujours parfait, toujours idéal pour souligner l’intensité de l’instant ou la force d’un sentiment.
On ressent la moiteur tropicale de la forêt, on ressent la peur des protagonistes traqués, on est plongé dans la même excitation des moments intenses, ou bien troublés par les même pulsions sexuelles que ces mêmes personnages ressentent…
Un époustouflante leçon graphique qui est au service d’une histoire forte et complète, qui permet d’aborder un grand nombre de thèmes aussi disparates que la création, la dictature, l’homosexualité, le meurtre… Tout d’une parfaite fluidité et d’une cohérence qui est al marque des grands.
Et derrière tout ça, un message fort, une conclusion idéale… L’espoir…
Diptyque à lire de toute urgence.
Alors là pour le coup je ne suis PAS DU TOUT de ton avis, mais je n'ai pas le temps maintenant de descendre une fois de plus en flèche ce diptyque qui allie (en dehors de son pur aspect graphique) tout ce que je déteste...
Alors tu vois, j'avoue être preneur d'un avis contraire.
Bien que je suis plutôt soulé de trouver sur les fora des gens plus enclins à dire ce qu'il n'ont pas aimé, souvent brutalement, et prendre le temps de l'écrire !
Je veux dire par là qu'il y a une certaine dérive du commentaire internaute qui consiste à prendre le temps de dire ce que l'on a pas aimé plutôt que de le passer à dire ce que l'on a aimé, à partager son coup de coeur, à donner envie quoi !
Mais comme je sais que tu argumentes très bien, pertinemment, et avec acuité, je suis pour le contre éclairage avec moult joie et plaisir !
Re: Le coin du Coach'
[quote="Coacho"][quote="Manu temj"]
Ben oui, je ne voulais justement pas passer pour le râleur de service qui prend son pied à casser tout ce qui bouge... Juste qu'on se cotoye sur les forums depuis assez longtemps maintenant pour se permettre de débattre librement sans trop se soucier des apparences générales (sutout sur ce forum de happy few de la dernière guerre
))
Donc voilà pourquoi je n'ai vraiment pas aimé Muchacho :
En fait le premier volume ne m'avait pas déplu (ce qui explique que j'ai lu le second...). Un bon Aire Libre, toujours plein de beaux dessins (là, rien à redire avec Lepage !!!) et de grands sentiments. On aime ou pas ; j'avoue m'en être un peu lassé à la longue depuis que ce type de collections existe mais ce mainstream haut-de-gamme reste du très bon et très plaisant boulot donc je continue à suivre.
Donc mise en place ambitieuse avec pas moins de 3 énoooormes sujets sur le feu : la religion, l'homosexualité et la révolution... rien que ça, tu te dis que c'est costaud mais très casse gueule.
Et puis voilà le second tome et pour moi, c'est le cassage de gueule. Des trois sujets majeurs il ne reste rien ou presque. La religion ? L'auteur la sacrifie sans autre forme de procès sur l'autel des deux autres, il me semblait que la foi était tout de même quelque chose d'assez profond qu'il est très douloureux d'abandonner ou de remettre en cause... La révolution ? Ou est l'exhaltation ? le romantisme ? Où sont les convictions intimes, les désillusions ? Là non plus je n'y ai pas retrouvé mes petits, juste un alignement de clichés un peu réacs sur la vacuité du sentiment révolutionnaire et le principe de réalité (tout dans le typage des personnages et même la conclusion de l'histoire respire l'image d'épinal : le mercenaire, la passionaria, le vieux guévariste)...
L'homosexualité restait donc finalement le sujet qui tenait Lepage à coeur (ce que le premier volume n'avait pas forcément laissé paraître) et pour le coup j'ai trouvé le traitement encore plus superficiel et bourré de clichés. Contrairement à toi je n'ai trouvé aucune profondeur aux personnages, juste des postures (belles, sur un beau papier glacé) mais pas de véritable souffrance ni de véritable passion. Disons que quand tu as lu Fabrice Neaud ce genre de mise en forme de la question ne peut pas te satisfaire. D'autant plus que la mise en scène des scènes de sexe m'a laissé un désagréable sentiment de racolage (et là, paradoxalement, la magnifiscence du dessin de Lepage le déssert). Là où dans La Terre sans mal, les même scène - pas moins explicites - étaient imprégnées d'un forme d'étrangeté, de féminité, je n'ai rien retrouvé de tout celà.
Bref, tout ce scénario m'a semblé manquer de maturité et de profondeur (un peu comme s'il avait été traité par un adolescent blindé de grands sentiments mais sans aucun background pour les exprimer, les défendre ou les remettre en cause). Pour moi, au minimum Lepage est passé à côté de son sujet. Au pire, il l'a volontairement traité comme une bluette et ça ne me va guère, les thèmes auxquels il s'est attaqué valaient mieux que ça (surtout avec un talent graphique pareil !).
Voilà quoi...
Coacho a écrit:![]()
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Alors tu vois, j'avoue être preneur d'un avis contraire.
Bien que je suis plutôt soulé de trouver sur les fora des gens plus enclins à dire ce qu'il n'ont pas aimé, souvent brutalement, et prendre le temps de l'écrire !
Je veux dire par là qu'il y a une certaine dérive du commentaire internaute qui consiste à prendre le temps de dire ce que l'on a pas aimé plutôt que de le passer à dire ce que l'on a aimé, à partager son coup de coeur, à donner envie quoi !
Mais comme je sais que tu argumentes très bien, pertinemment, et avec acuité, je suis pour le contre éclairage avec moult joie et plaisir !
Ben oui, je ne voulais justement pas passer pour le râleur de service qui prend son pied à casser tout ce qui bouge... Juste qu'on se cotoye sur les forums depuis assez longtemps maintenant pour se permettre de débattre librement sans trop se soucier des apparences générales (sutout sur ce forum de happy few de la dernière guerre
Donc voilà pourquoi je n'ai vraiment pas aimé Muchacho :
En fait le premier volume ne m'avait pas déplu (ce qui explique que j'ai lu le second...). Un bon Aire Libre, toujours plein de beaux dessins (là, rien à redire avec Lepage !!!) et de grands sentiments. On aime ou pas ; j'avoue m'en être un peu lassé à la longue depuis que ce type de collections existe mais ce mainstream haut-de-gamme reste du très bon et très plaisant boulot donc je continue à suivre.
Donc mise en place ambitieuse avec pas moins de 3 énoooormes sujets sur le feu : la religion, l'homosexualité et la révolution... rien que ça, tu te dis que c'est costaud mais très casse gueule.
Et puis voilà le second tome et pour moi, c'est le cassage de gueule. Des trois sujets majeurs il ne reste rien ou presque. La religion ? L'auteur la sacrifie sans autre forme de procès sur l'autel des deux autres, il me semblait que la foi était tout de même quelque chose d'assez profond qu'il est très douloureux d'abandonner ou de remettre en cause... La révolution ? Ou est l'exhaltation ? le romantisme ? Où sont les convictions intimes, les désillusions ? Là non plus je n'y ai pas retrouvé mes petits, juste un alignement de clichés un peu réacs sur la vacuité du sentiment révolutionnaire et le principe de réalité (tout dans le typage des personnages et même la conclusion de l'histoire respire l'image d'épinal : le mercenaire, la passionaria, le vieux guévariste)...
L'homosexualité restait donc finalement le sujet qui tenait Lepage à coeur (ce que le premier volume n'avait pas forcément laissé paraître) et pour le coup j'ai trouvé le traitement encore plus superficiel et bourré de clichés. Contrairement à toi je n'ai trouvé aucune profondeur aux personnages, juste des postures (belles, sur un beau papier glacé) mais pas de véritable souffrance ni de véritable passion. Disons que quand tu as lu Fabrice Neaud ce genre de mise en forme de la question ne peut pas te satisfaire. D'autant plus que la mise en scène des scènes de sexe m'a laissé un désagréable sentiment de racolage (et là, paradoxalement, la magnifiscence du dessin de Lepage le déssert). Là où dans La Terre sans mal, les même scène - pas moins explicites - étaient imprégnées d'un forme d'étrangeté, de féminité, je n'ai rien retrouvé de tout celà.
Bref, tout ce scénario m'a semblé manquer de maturité et de profondeur (un peu comme s'il avait été traité par un adolescent blindé de grands sentiments mais sans aucun background pour les exprimer, les défendre ou les remettre en cause). Pour moi, au minimum Lepage est passé à côté de son sujet. Au pire, il l'a volontairement traité comme une bluette et ça ne me va guère, les thèmes auxquels il s'est attaqué valaient mieux que ça (surtout avec un talent graphique pareil !).
Voilà quoi...
Re: Le coin du Coach'
Ahaha ! Je reconnais bien là mon coriace compagnon de duel ! 
Comme à l’accoutumée, j'ai bien entendu lu ton intervention avec beaucoup d'intérêt et j'en retire certaines choses.
La première, c'est un consensus sur la force et la puissance des dessins d'Emmanuel Lepage.
J'ai eu la chance de me rincer l'oeil à la Galerie Maghen il y a quelques temps de ça et ses planches et illustrations en direct live, ça tabasse !
On pourra toujours parler de technique esthétisante et tout ça, mais bon sang, c'est magnifique !
La deuxième, c'est à propos des grands axes que tu décris.
Ils me semblent pour ma part être plus des alibis à une aventure grand format dans des contrées lointaines que de purs sujets de dissertation.
Tout Aire Libre soit-il (j'avoue faire peu de cas des collections en fait, même si je sais que celle-ci est un label mainstream de qualité) il n'en reste pas moins un album grand public, qui ne manquera pas de séduire par le talent graphique de l'auteur.
Alors pour ma part, il s'agissait d'aborder un récit par des postulats un peu inhabituels. Un prêtre, fils de riche, lancé dans un univers hostile, et dévoré par son démon intérieur sexuel. Juste histoire de camper le personnage.
Mais une fois encore, un peu comme pour les Petites Eclipses, je ne m'attendais pas en ouvrant le livre à un sujet fort, traité de façon soigneusement documentée, avec moult approfondissements...
Donc je me laisse porter par l'histoire, ses rebondissements, sa recette, parfois facile, mais qui me semblait assez novatrice dans les situations en fait.
Et c'est là que je m'aperçois de toute la force et l'importance du background de lecture de chacun. Parce que là, tu me compares la dune du Pyla, contre laquelle je n'ai rien de particulier, avec l'Everest !
Il est certain qu'Emmanuel Lepage ne s'est pas lancé dans une analyse clinique de l'homosexualité comme l'a fait de manière si bouleversante, si subjugante et si puissante, Fabrice Neaud ! (d’ailleurs, j’en profite pour glisser le lien d’une interview dont la deuxième partie vient d’être livrée ici : http://pagesperso-orange.fr/soleille/fabriceneaud/auteur/entretien1.htm).
Et effectivement, si on finit par ne s'habituer qu'à ce type de récit, il est bien difficile de faire un pas en arrière pour juste savourer un diptyque, de qualité, qui se révèle beaucoup plus léger.
Je ne connais pas Emmanuel Lepage mais est-il naïf ? Est-il manipulateur au point de n'utiliser que des grandes ficelles ? Est-il superficiel ? Est-il adulescent et n’arrive-t-il pas à exprimer plus concrètement les sentiments qu’il aborde ?
Par exemple, cette scène de sexe que tu trouves racoleuse, je la trouve audacieuse.
Parce que je me mets dans une condition de lecture qui me fait penser que l’auteur est peut-être un peu prude, ou bien qu’il s’auto-censure par le fait qu’il est publié dans une collection grand public. Je me dis qu’il tente de bousculer des codes mais sans trop de violence. Tu vois ce que je veux dire ?
Ainsi, je me dis qu’il ose traiter de la foi et de l’homosexualité en même temps, qu’il ose des scènes crues, et je me dis qu’il essaye à son modeste niveau de bouger un peu les consciences.
Le Journal de Fabrice Neaud n’est pas à la portée de tout lecteur et je me demande quel lecteur réputé grand public (mais je n’aime pas toutes ces cases, même si c’est de la BD !) pourrait s’avaler les cris réels ainsi que les allégories de ce formidable auteur ?
Alors est-il passé à côté de son sujet ? A-t-il traité son diptyque comme une bluette ?
Essayons de décaler quelque peu notre regard de lecteur « averti » pour essayer de percevoir son récit comme un lecteur lambda.
Je te sais très analyste, et intéressant dans tes découpages et exégèses, mais je me demande si parfois, parce que ça m’arrive de plus en plus régulièrement aussi, tu ne finis pas par perdre un peu ta capacité de contemplation naïve !
Ce recul qui fait parfois apprécier un livre pour aussi simple qu’il soit !
Je le dis d’autant mieux que, comme tu le pressentais par ailleurs, je me fais de plus en plus sélectif et intransigeant. Mais là, rien que par les ambiances, je me suis senti en Amérique du sud, et c’est déjà un beau voyage, graphiquement parlant !
Pour des développements plus profonds des 3 sujets phares, crois-tu que nous trouverons des albums assez complets dans le mainstream ?
Je ne le crois pas, mais j’ai une mémoire de poisson rouge de toute façon ! :lol :
Quoi qu’il en soit, je bataillerais avec toi pour faire lire Debbie Dreschler, Fabrice Neaud, Raphaël Terrier, Breccia, et donner un panégyrique de choix à des lecteurs plus exigeants !
On s’prend une mousse ?!
Comme à l’accoutumée, j'ai bien entendu lu ton intervention avec beaucoup d'intérêt et j'en retire certaines choses.
La première, c'est un consensus sur la force et la puissance des dessins d'Emmanuel Lepage.
J'ai eu la chance de me rincer l'oeil à la Galerie Maghen il y a quelques temps de ça et ses planches et illustrations en direct live, ça tabasse !
On pourra toujours parler de technique esthétisante et tout ça, mais bon sang, c'est magnifique !
La deuxième, c'est à propos des grands axes que tu décris.
Ils me semblent pour ma part être plus des alibis à une aventure grand format dans des contrées lointaines que de purs sujets de dissertation.
Tout Aire Libre soit-il (j'avoue faire peu de cas des collections en fait, même si je sais que celle-ci est un label mainstream de qualité) il n'en reste pas moins un album grand public, qui ne manquera pas de séduire par le talent graphique de l'auteur.
Alors pour ma part, il s'agissait d'aborder un récit par des postulats un peu inhabituels. Un prêtre, fils de riche, lancé dans un univers hostile, et dévoré par son démon intérieur sexuel. Juste histoire de camper le personnage.
Mais une fois encore, un peu comme pour les Petites Eclipses, je ne m'attendais pas en ouvrant le livre à un sujet fort, traité de façon soigneusement documentée, avec moult approfondissements...
Donc je me laisse porter par l'histoire, ses rebondissements, sa recette, parfois facile, mais qui me semblait assez novatrice dans les situations en fait.
Et c'est là que je m'aperçois de toute la force et l'importance du background de lecture de chacun. Parce que là, tu me compares la dune du Pyla, contre laquelle je n'ai rien de particulier, avec l'Everest !
Il est certain qu'Emmanuel Lepage ne s'est pas lancé dans une analyse clinique de l'homosexualité comme l'a fait de manière si bouleversante, si subjugante et si puissante, Fabrice Neaud ! (d’ailleurs, j’en profite pour glisser le lien d’une interview dont la deuxième partie vient d’être livrée ici : http://pagesperso-orange.fr/soleille/fabriceneaud/auteur/entretien1.htm).
Et effectivement, si on finit par ne s'habituer qu'à ce type de récit, il est bien difficile de faire un pas en arrière pour juste savourer un diptyque, de qualité, qui se révèle beaucoup plus léger.
Je ne connais pas Emmanuel Lepage mais est-il naïf ? Est-il manipulateur au point de n'utiliser que des grandes ficelles ? Est-il superficiel ? Est-il adulescent et n’arrive-t-il pas à exprimer plus concrètement les sentiments qu’il aborde ?
Par exemple, cette scène de sexe que tu trouves racoleuse, je la trouve audacieuse.
Parce que je me mets dans une condition de lecture qui me fait penser que l’auteur est peut-être un peu prude, ou bien qu’il s’auto-censure par le fait qu’il est publié dans une collection grand public. Je me dis qu’il tente de bousculer des codes mais sans trop de violence. Tu vois ce que je veux dire ?
Ainsi, je me dis qu’il ose traiter de la foi et de l’homosexualité en même temps, qu’il ose des scènes crues, et je me dis qu’il essaye à son modeste niveau de bouger un peu les consciences.
Le Journal de Fabrice Neaud n’est pas à la portée de tout lecteur et je me demande quel lecteur réputé grand public (mais je n’aime pas toutes ces cases, même si c’est de la BD !) pourrait s’avaler les cris réels ainsi que les allégories de ce formidable auteur ?
Alors est-il passé à côté de son sujet ? A-t-il traité son diptyque comme une bluette ?
Essayons de décaler quelque peu notre regard de lecteur « averti » pour essayer de percevoir son récit comme un lecteur lambda.
Je te sais très analyste, et intéressant dans tes découpages et exégèses, mais je me demande si parfois, parce que ça m’arrive de plus en plus régulièrement aussi, tu ne finis pas par perdre un peu ta capacité de contemplation naïve !
Ce recul qui fait parfois apprécier un livre pour aussi simple qu’il soit !
Je le dis d’autant mieux que, comme tu le pressentais par ailleurs, je me fais de plus en plus sélectif et intransigeant. Mais là, rien que par les ambiances, je me suis senti en Amérique du sud, et c’est déjà un beau voyage, graphiquement parlant !
Pour des développements plus profonds des 3 sujets phares, crois-tu que nous trouverons des albums assez complets dans le mainstream ?
Je ne le crois pas, mais j’ai une mémoire de poisson rouge de toute façon ! :lol :
Quoi qu’il en soit, je bataillerais avec toi pour faire lire Debbie Dreschler, Fabrice Neaud, Raphaël Terrier, Breccia, et donner un panégyrique de choix à des lecteurs plus exigeants !
On s’prend une mousse ?!
Re: Le coin du Coach'
Bien sûr que tu as raison, mais il me semble qu'on peut faire de la grande belle aventure (surtout avec ce dessin là), sans forcément y coller à la fois autant de sujets casse-gueule.
Quite à traiter des sujets très forts autant le faire avec implication, même si on les attaque par un voie "grand public" (cf. Trois Ombres de Pedrosa ou Maman est en Amérique de Regnault et Bravo, pour prendre des exemples récents).
Là j'ai eu un peu l'impression qu'Emmanuel Lepage se la jouait "regardez comme je traite des sujets difficiles", en ne traitant en fait rien du tout et en ne vendant que de la "belle histoire", ce qui m'agace beaucoup (comme tu auras pu le constater).
Mais bon... j'ai sans doute trop de respect pour les sujets difficiles...
Quite à traiter des sujets très forts autant le faire avec implication, même si on les attaque par un voie "grand public" (cf. Trois Ombres de Pedrosa ou Maman est en Amérique de Regnault et Bravo, pour prendre des exemples récents).
Là j'ai eu un peu l'impression qu'Emmanuel Lepage se la jouait "regardez comme je traite des sujets difficiles", en ne traitant en fait rien du tout et en ne vendant que de la "belle histoire", ce qui m'agace beaucoup (comme tu auras pu le constater).
Mais bon... j'ai sans doute trop de respect pour les sujets difficiles...
Re: Le coin du Coach'
Coacho a écrit:Pour des développements plus profonds des 3 sujets phares, crois-tu que nous trouverons des albums assez complets dans le mainstream ?
Je ne le crois pas, mais j’ai une mémoire de poisson rouge de toute façon ! :lol :
On s’prend une mousse ?!
Sur ces sujets la effectivemment ça ne me dit rien, mais ma mémoire de gourami ne m'aide guère non plus. Peut-être les Phalanges de l'ordre noir ou Partie de chasse pour l'aspect désillusions révolutionnaires ?...
Ceci dit, si je suis complètement convaincu qu'il n'y a pas de sujets qui doivent échapper à l'art (donc non plus à la bande dessinée), je pense aussi qu'il y a certains sujets qui méritent mieux que de servir d'alibi narratif.
Je ne refuse jamais une mousse !
Re: Le coin du Coach'
Coacho a écrit:Manu, c'est bien parce que j'avais un a priori très négatif sur Jim (parce que je suis fan de Fane !) que ma surprise a été agréable !
Je n'attendais pas l'album du siècle, je n'attendais pas une histoire aussi prenante non plus. Comme quand parfois, un épisode de la Petite Maison dans la prairie que tu mates d'un oeil torve te prend aux tripes alors que tu ne t'y attendais pas, et, de fait, je suis assez satisfait de ma lecture.
Parce que j'aime bien la façon dont le dessin est traité, parce que certaines scènes me touchent, et que plutôt que de m'être assoupi devant ma télé un dimanche après-midi, j'ai apprécié le téléfilm, le jugeant de bonne qualité.
Après, oui, je ne dis pas qu'il n'y a pas de ficelles ou de techniques, mais bon, j'ai été spectateur bienveillant et je pense que la plupart des lecteurs trouvera son compte et passera un bon moment de lecture.
Dans les grandes lignes, un avis qui reflète assez bien le mien
Re: Le coin du Coach'
Manu temj a écrit:Bien sûr que tu as raison, mais il me semble qu'on peut faire de la grande belle aventure (surtout avec ce dessin là), sans forcément y coller à la fois autant de sujets casse-gueule.
Oui, je te rejoins bien là-dessus. Mais comme je le disais précédemment, il me semble qu'il s'agit ici plus de prétexte à camper une histoire que de volonté thématique. Mais je peux me tromper bien entendu et l'avis d'Emmanuel Lepage serait la bienvenue !
Manu temj a écrit:Quite à traiter des sujets très forts autant le faire avec implication, même si on les attaque par un voie "grand public" (cf. Trois Ombres de Pedrosa ou Maman est en Amérique de Regnault et Bravo, pour prendre des exemples récents).
Pedrosa ne me semble pas s'adresser à ce "grand public" auquel je faisais référence dans mon précédent post.
Et chez les amateurs "éclairés", il en est de nombreux qui n'ont pas accroché, ou bien ont jugé parfois les ellipses trop faciles, comme quoi !
Personnellement, j'ai beaucoup aimé le traitement de ce manque.
Le Regnault et Bravo s'adresse à un public plus large et j'avoue avoir succombé totalement à la pudeur et à l'humour cache peine utilisé dans cet album.
Bravo (si je puis me permettre ouarf !), tu viens de trouver le contre-exemple parfait !
Manu temj a écrit:Là j'ai eu un peu l'impression qu'Emmanuel Lepage se la jouait "regardez comme je traite des sujets difficiles", en ne traitant en fait rien du tout et en ne vendant que de la "belle histoire", ce qui m'agace beaucoup (comme tu auras pu le constater).
Non, si peu !
Mais j'aime bien ce contre point que tu nous offres.
Dans l'absence de secret des dieux, je continue de ressentir différemment l'affaire des sujets difficiles mais cette puce à l'oreille continuera de me gratouiller le temps que j'arrive à lui demander un jour !
Manu temj a écrit:Mais bon... j'ai sans doute trop de respect pour les sujets difficiles...
Ou pas assez pour les BD légères ?!
Non, blague à part, je trouve une fois encore très pertinente ta façon de pointer efficacement ce qui pourrait apparaître comme des défauts selon ta grille de lecture, et nul doute que ça intéresse un peu plus que nous deux !
Re: Le coin du Coach'
Manu temj a écrit:
Sur ces sujets la effectivemment ça ne me dit rien, mais ma mémoire de gourami ne m'aide guère non plus. Peut-être les Phalanges de l'ordre noir ou Partie de chasse pour l'aspect désillusions révolutionnaires ?...
Oui, bien vu. Mais, toujours dans cet aspect "lecture grand public", je crois que Bilal et Christin ne sont pas forcément les plus lisibles !
Cela étant, je fais aussi peut-être l'erreur de départ de mettre Muchacho dans les lectures grand public faciles...
Manu temj a écrit:Ceci dit, si je suis complètement convaincu qu'il n'y a pas de sujets qui doivent échapper à l'art (donc non plus à la bande dessinée), je pense aussi qu'il y a certains sujets qui méritent mieux que de servir d'alibi narratif.
Je ne refuse jamais une mousse !
Ok encore. Let's go pour la mousse !
Re: Le coin du Coach'
Vieto a écrit:Coacho a écrit:Manu, c'est bien parce que j'avais un a priori très négatif sur Jim (parce que je suis fan de Fane !) que ma surprise a été agréable !
Je n'attendais pas l'album du siècle, je n'attendais pas une histoire aussi prenante non plus. Comme quand parfois, un épisode de la Petite Maison dans la prairie que tu mates d'un oeil torve te prend aux tripes alors que tu ne t'y attendais pas, et, de fait, je suis assez satisfait de ma lecture.
Parce que j'aime bien la façon dont le dessin est traité, parce que certaines scènes me touchent, et que plutôt que de m'être assoupi devant ma télé un dimanche après-midi, j'ai apprécié le téléfilm, le jugeant de bonne qualité.
Après, oui, je ne dis pas qu'il n'y a pas de ficelles ou de techniques, mais bon, j'ai été spectateur bienveillant et je pense que la plupart des lecteurs trouvera son compte et passera un bon moment de lecture.
Dans les grandes lignes, un avis qui reflète assez bien le mien
Dans mes bras ? Oui. Câlin !
Re: Le coin du Coach'
Coacho a écrit:Vieto a écrit:Coacho a écrit:Manu, c'est bien parce que j'avais un a priori très négatif sur Jim (parce que je suis fan de Fane !) que ma surprise a été agréable !
Je n'attendais pas l'album du siècle, je n'attendais pas une histoire aussi prenante non plus. Comme quand parfois, un épisode de la Petite Maison dans la prairie que tu mates d'un oeil torve te prend aux tripes alors que tu ne t'y attendais pas, et, de fait, je suis assez satisfait de ma lecture.
Parce que j'aime bien la façon dont le dessin est traité, parce que certaines scènes me touchent, et que plutôt que de m'être assoupi devant ma télé un dimanche après-midi, j'ai apprécié le téléfilm, le jugeant de bonne qualité.
Après, oui, je ne dis pas qu'il n'y a pas de ficelles ou de techniques, mais bon, j'ai été spectateur bienveillant et je pense que la plupart des lecteurs trouvera son compte et passera un bon moment de lecture.
Dans les grandes lignes, un avis qui reflète assez bien le mien
Dans mes bras ? Oui. Câlin !
C'est amusant parce que je n'avais pas d'a priori très négatif sur ce bouquin. Juste pas mal de curiosité et j'avais été encouragé à l'acheter par pas mal de critiques agréables. On comprend vite que ça ne va pas être le "film de Claude Sautet" que j'aurais appelé de mes voeux, même si la prestigieuse collection qui accueille ce livre est par ailleurs plutôt dans cet esprit intimiste.
Ensuite, pour une comédie sociale divertissante, ce serait plutôt pas mal senti mais alors c'est beaucoup trop long. Dans le genre je préfère de loin les formats plus nerveux d'un Christopher par exemple. Falait-il toutes ces redites et ces redondances pour nous faire comprendre les ficelles des relations dans ce groupe d'amis ? Dans ma fameuse "grille de lecture" ça m'a un peu fatigué. Je crois que c'est finalement ce choix de "temps réel", "48 heures avec" qui pêche et qui tient plus du challenge technique que de l'atout narratif au bout du compte.
Et puis il ya a ce côté criard qui m'a géné. Ils n'arrètent pas de hurler ces personnages et à grand renfort de lettrage chaotique... C'est anecdotique mais ça m'a pesé dès le premier tiers du livre.
Re: Le coin du Coach'
Coacho a écrit:Pedrosa ne me semble pas s'adresser à ce "grand public" auquel je faisais référence dans mon précédent post.
Et chez les amateurs "éclairés", il en est de nombreux qui n'ont pas accroché, ou bien ont jugé parfois les ellipses trop faciles, comme quoi !
Personnellement, j'ai beaucoup aimé le traitement de ce manque.
Aaaah... Je pense que si, c'est un vrai livre grand public (d'ailleurs il sera sur mon traditionnel mail de conseils aux copains avant Noël). Une vraie aventure, un trait séduisant, des personnages simples et touchants proches des standards du dessin animé d'une certaine façon. Une manière très ludique d'aborder un sujet très dur. Un conte classique mais traité au goût du jour.
D'ailleurs les déçus l'ont souvent été de cette dillution des moments les plus forts dans une forme de fantaisie. De ce manque de gravité sans doute (Argh la scène en ombres chinoises du monologue de la mère qui accepte la mort de son fils et laisse partir ses hommes...
En un sens c'est selon moi encore un meilleur contre-exemple à Muchacho parce que le public en serait un peu le même : des adultes lecteurs "moyens" de bande dessinée aimant les beaux récits touchants.
Re: Le coin du Coach'
Manu temj a écrit:
C'est amusant parce que je n'avais pas d'a priori très négatif sur ce bouquin. Juste pas mal de curiosité et j'avais été encouragé à l'acheter par pas mal de critiques agréables. On comprend vite que ça ne va pas être le "film de Claude Sautet" que j'aurais appelé de mes voeux, même si la prestigieuse collection qui accueille ce livre est par ailleurs plutôt dans cet esprit intimiste.
Ensuite, pour une comédie sociale divertissante, ce serait plutôt pas mal senti mais alors c'est beaucoup trop long. Dans le genre je préfère de loin les formats plus nerveux d'un Christopher par exemple. Falait-il toutes ces redites et ces redondances pour nous faire comprendre les ficelles des relations dans ce groupe d'amis ? Dans ma fameuse "grille de lecture" ça m'a un peu fatigué. Je crois que c'est finalement ce choix de "temps réel", "48 heures avec" qui pêche et qui tient plus du challenge technique que de l'atout narratif au bout du compte.
Et puis il ya a ce côté criard qui m'a géné. Ils n'arrètent pas de hurler ces personnages et à grand renfort de lettrage chaotique... C'est anecdotique mais ça m'a pesé dès le premier tiers du livre.
Tiens, je dirais que dans le genre de Petites Eclipses, il y a cet album chez les Humanos, dont les potes se retrouvent pour célébrer sa mémoire en montagne... Euh... Rah, je ne me rappelle plus le titre... A rapprocher de cet album quoi !
Re: Le coin du Coach'
Manu temj a écrit:Aaaah... Je pense que si, c'est un vrai livre grand public (d'ailleurs il sera sur mon traditionnel mail de conseils aux copains avant Noël). Une vraie aventure, un trait séduisant, des personnages simples et touchants proches des standards du dessin animé d'une certaine façon. Une manière très ludique d'aborder un sujet très dur. Un conte classique mais traité au goût du jour.
D'ailleurs les déçus l'ont souvent été de cette dillution des moments les plus forts dans une forme de fantaisie. De ce manque de gravité sans doute (Argh la scène en ombres chinoises du monologue de la mère qui accepte la mort de son fils et laisse partir ses hommes...En deux pages Pedrosa me scotche pour le compte !).
En un sens c'est selon moi encore un meilleur contre-exemple à Muchacho parce que le public en serait un peu le même : des adultes lecteurs "moyens" de bande dessinée aimant les beaux récits touchants.
Cette scène est... wololo... Terrible...
Re: Le coin du Coach'
[quote="Coacho"]
Week-end avec préméditation de Tom Tirabosco
pourquoi pas aussi Quelques jours avec un menteur d'Etienne Davodeau
Dans les deux cas j'ai préféré à Petites Eclipses.
Manu temj a écrit:
Tiens, je dirais que dans le genre de Petites Eclipses, il y a cet album chez les Humanos, dont les potes se retrouvent pour célébrer sa mémoire en montagne... Euh... Rah, je ne me rappelle plus le titre... A rapprocher de cet album quoi !
Week-end avec préméditation de Tom Tirabosco
pourquoi pas aussi Quelques jours avec un menteur d'Etienne Davodeau
Dans les deux cas j'ai préféré à Petites Eclipses.
Re: Le coin du Coach'
Oui, c'est ça; Week-end avec préméditation !
Mais je les mets pourtant un peu dans la même catégorie moi.
Le passé de Jim (quelle déprimante production !
) et de Fane jouent peut-être dans leur approche du bouquin ?
Hmmm...
Ok, la mousse !
Mais je les mets pourtant un peu dans la même catégorie moi.
Le passé de Jim (quelle déprimante production !
Hmmm...
Ok, la mousse !
Re: Le coin du Coach'

L’exercice de l’hommage collectif en BD est périlleux et rarement de haute qualité.
Cela étant, le grand fan de Lewis Trondheim que je suis ne pouvait passer à côté de cet album
Quel rapport avec Lewis Trondheim me direz-vous ? Héhé…
Tout simplement parce que je considère Trondheim comme LE Maître, mais Gotlib comme… comme… Hmmm… Disons que Gotlib est à Trondheim ce que Dieu est à Jésus ! Ahaha !
Enfin, bon… Foin de ces comparaisons idiotes ! Burp.
Gotlib a bercé toute mon enfance avec ses rubriques, ses Cinémastocks, ses Rha Lovely, ses Dingodossiers, ses Gai-Luron, ses… tout ça quoi et l’occasion était trop belle de le revoir là, même sous la plume d’autres auteurs.
On voit aussi l’impact de cet auteur sur un panel d’artistes assez hétéroclite.
Mais qu’en est-il de l’essence même de l’œuvre du Maître et qu’en ont digéré les auteurs présents qui vont, excusez du peu, de Bilal à Zep en passant par Blutch, Tardi ou Edika. Ca donne une idée assez précise du grand écart !
Et bien je dois avoue que mise à part le portrait de famill de Bilal, le délire de la rubrique de Tronchet, l’hommage d’Edika, l’exagération de Goossens, les planches du fils spirituel Maëster, l’inventivité de Dupuy et Berberian, le délire de Lindingre et Julien CDM, le jeu de mots de Mandryka, la fidélité de l’esprit de Zep, l’amusant écho de Blutch et la superbe création de Boucq, le tout est assez indigeste et peu drôle.
Ca laisse sur le carreau des grands noms comme Binet, Chauzy, Christin & Mézières, Larcenet, Ferri, ou encore Tardi, P’tiluc et Margerin…
Enfin bref, un truc assez inégal et qui vaut ma modeste et moyenne crise d’enthousiasme youpla. De bonnes planches, une belle couverture, et du rien un peu au milieu.
A réserver au grands fans, mais qui risquent de voir leur niveau d’exigence un peu mis à mal…
Re: Le coin du Coach'
Coacho a écrit:l’inventivité de Dupuy et Berberian
Gotlib disait qu'il avait pas compris : ils ont redessine une de ses rubriques a l'identique (ou presque).
Re: Le coin du Coach'
Oui, celle sur la girafe. Mais je trouve qu'ils y ont mis un petit truc, que je ne saurais définir, qui fait leur patte.
Au passage, il n'y en a aucune qui arrive à la cheville du Maître à mon avis non éclairé et non pertinent de fan transi des oeuvres de Gotlib !
Peut-être le délire de Boucq quand même...
Au passage, il n'y en a aucune qui arrive à la cheville du Maître à mon avis non éclairé et non pertinent de fan transi des oeuvres de Gotlib !
Peut-être le délire de Boucq quand même...
Re: Le coin du Coach'
T'aurais pu passer la poussière et enlever les toiles d'araignées quand même!
Tout ces mois sans activité font qu'il est grand temps d'ouvrir un peu les fenêtres quoi!
Sinon... merci de m'avoir définitivement convaincu ... de ...
ne pas acheter cet hommage à Gotlib!
Tu baisses! Tu ne sais même plus tenté correctement!
Tout ces mois sans activité font qu'il est grand temps d'ouvrir un peu les fenêtres quoi!
Sinon... merci de m'avoir définitivement convaincu ... de ...
ne pas acheter cet hommage à Gotlib!
Tu baisses! Tu ne sais même plus tenté correctement!
"Les choses arrivent, un point c'est tout. Rien à glander." - le sage Didactylos
"C'est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrase" - Maître Folace
"C'est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrase" - Maître Folace
Re: Le coin du Coach'
Justement si !
Avec les 80 retours de lectures que j'ai à poster, tu auras de quoi te faire défoncer le portefeuille !
Avec les 80 retours de lectures que j'ai à poster, tu auras de quoi te faire défoncer le portefeuille !
Re: Le coin du Coach'
Coacho a écrit:Justement si !
Avec les 80 retours de lectures que j'ai à poster, tu auras de quoi te faire défoncer le portefeuille !
Rhoooooooooooooooooooooo.
Re: Le coin du Coach'
Même pas peur!
Vu ton retard de lecture (combien en ce moment 200 ? 300 ? albums ?)
Tu dois en être au vieux trucs que j'ai déjà ...
(et puis mon portefeuille j'en fais ce que je veux! Non mais! Espèce de malhonnête!)
Vu ton retard de lecture (combien en ce moment 200 ? 300 ? albums ?)
Tu dois en être au vieux trucs que j'ai déjà ...
(et puis mon portefeuille j'en fais ce que je veux! Non mais! Espèce de malhonnête!)
"Les choses arrivent, un point c'est tout. Rien à glander." - le sage Didactylos
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"C'est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrase" - Maître Folace
Re: Le coin du Coach'
Gillix a écrit:Vu ton retard de lecture (combien en ce moment 200 ? 300 ? albums ?)
Tu dois en être au vieux trucs que j'ai déjà ...
Genre ?... Arq tome 1 ?...
Re: Le coin du Coach'
Ahahaha Marcel ! Bien vu ! 
Mon Gillix, tu fais ce que tu veux avec tes objets en cuir mon grand !
Mon Gillix, tu fais ce que tu veux avec tes objets en cuir mon grand !




