Gillix a écrit:L’autre fin du monde… un titre qui nous fait présupposer énormément de choses, surtout au vu de la bible qu’est la nouvelle livraison de Ibn al Rabin.
Un mot pour résumer ça : alléchant...
Gillix a écrit:C’est un livre à part, clairement hors normes dans notre microcosme bédéistique. De part son volume d’abord (1'150 pages quand même), son poids (il pèse lourd dans le sac) et ses péripéties éditoriales. En fait, un objet qui ne laisse pas indifférent.
Quelles "péripéties éditoriales" ???
Gillix a écrit:En se trouvant face à lui, le premier réflexe est de se demander ce que fait un dictionnaire ici ! Car c’est à cela que l’on pense la première fois que l’on découvre le livre, ou à une encyclopédie professionnelle à la rigueur et certainement pas à une bande dessinée. D’autre part, c’est tout aussi « agréable » à manipuler qu’un dictionnaire.
Alors là je suis pas d'accord, j'aime beaucoup "l'objet" et je vois pas en quoi il est désagréable à manipuler (à moins de n'avoir que 2 gr. de muscles ce qui est peut-être ton cas mon Gillix hin hin hin...)...
Gillix a écrit:Bref, assez parlé du contenant, occupons-nous du contenu. Ibn al Rabin reprend son thème favori (du moins il le laisse croire) de la vie après la mort. En clair, il s’agit encore une fois d’une histoire de revenants. Dans "Retour écrémé", qui est déjà un joli petit pavé, le propos était malgré tout relativement condensé. Dans "L’autre fin du monde" le propos est, à contrario, très dilué.
Rha, il faut que je me procure
Retour écrémé...
Gillix a écrit:Bon, dès le début Ibn Al Rabin nous fait une histoire en matriochka très (extrêmement ?) contemplative. Ce qui, avec son graphisme minimaliste si particulier, est à mon sens déroutant mais enthousiasmant également. Malgré cela, au bout d’un moment, le propos se dilue tellement, le nombre de case par planche ce réduit tellement (même si cela est justifié à chaque fois par le récit) que le tout donne un sentiment de rallonge pour atteindre le quota de pages.
Pas eu cette sensation de rallonge moi ni de "contemplation extrême" (à part pour les scénes de "paysage"), c'est peut-être une question de rythme de lecture (ma première lecture d'une BD est en général assez rapide, suivant mon rythme naturel de lecture, sans "prendre mon temps").
Gillix a écrit:Etait-ce un but à atteindre (1'150 pages pour rappel) à tout prix ? Pour ma part, je m’en tamponne le coquillard tellement le plaisir a été grand de rentrer dans les délires de l’auteur, ses coups de folies. Parce qu’il y a de la folie dans ce livre, au propre et au figuré, et il faut l’être pour se lancer dans une aventure pareille.
Alors là je suis pleinement d'accord.
Gillix a écrit:En résumé, nous avons là une bonne bande dessinée qui ne se lit pas en une demi-heure, très loin de là, à côté de laquelle vous ne devriez pas passez sans vous y intéresser, mais pour cela il vous faudra le trouvez et dès lors … bon courage !
Et surtout bonne lecture !